Trek dans les ethnies du Nord

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Nous quittons Muang Khua en bus pour rejoindre Phongsali. Au cours de cet éreintant trajet, nous rencontrons Luc et Mari Carmen qui veulent aussi faire un trek dans les montagnes avant de rejoindre la Chine toute proche. Nous sommes au cœur du Laos profond. Plusieurs ethnies habitent cette région reculée.

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Lors d’un changement de bus, nous constatons qu’ici la grande majorité des femmes issues des minorités arborent leur habit traditionnel. A peine arrivés à destination, nous nous mettons en quête d’un opérateur pour nous guider dans notre expédition de trois jours.

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Dès le lendemain, nous partons en bus pour rejoindre une ville plus proche des villages Akhas. Il s’avère que nous avons traversé cette ville la veille. Nous aurions pu nous épargner 6 heures de bus si nous avions su… Nous déjeunons dans un premier village avant de commencer notre rando. Nous descendons et remontons des collines pentues. Nous croisons en chemin des femmes en tenues traditionnelles superbes et différentes en fonction de chaque ethnie et chaque village. Nous avons assez peu de photo d’elles. Ces peuples croient que les appareils photos volent leur âme…

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En fin de journée, nous arrivons la où nous allons passer la nuit. Nous logeons chez le chef du village. Ici, l’unique point d’eau est sur la « place centrale » et c’est ici qu’on prend sa douche. Forcément lorsque les blancs arrivent, c’est l’attroupement. Se doucher devant 30 personnes est une expérience un peu déconcertante…

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Apres le dîner, nous prodiguons des soins élémentaires à un homme ayant chuté en moto. La nouvelle se propage comme une traînée de poudre et nous voilà transformés en médecins-urgentistes pour tout le village. Nous accueillons avec effroi deux enfants tombés en moto dans un ravin la veille. Ils sont vraiment amochés. On ne sait pas trop quoi faire à part essayer de désinfecter les plaies et leur conseiller vivement mais sans grand succès d’aller à l’hôpital…

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Le lendemain nous repartons dans les collines. Nous traversons plusieurs rivières à gué et tombons sur de magnifiques champs de pavots en fleurs… Ou prêts à être récoltés…

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L’après-midi, nous finissons la route à l’arrière d’un camion achetant des joncs et du riz aux gens du coin.

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Arrivés au deuxième village où nous passerons la nuit, on a un peu de mal à trouver la maison qui doit nous accueillir.

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Tous les adultes sont aux champs et les enfants sont livrés à eux-mêmes.

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On trouve tant bien que mal la minuscule grand-mère chez qui nous allons passer la nuit.

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Ici, il n’y a même pas d’eau. Il faut descendre dans la montagne pour trouver une minuscule rivière (flaque à cette époque de l’année) où les gens puisent le précieux liquide et se lavent. Il n’y a pas de toilettes non plus… C’est dans les bois avec chiens et cochons comme nettoyeurs…

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Nous assistons au retour de l’école de certains enfants. Ils ont passé une partie de l’après-midi dans les bois à récolter des pousses de bambou pour les vendre une bouchée de pain à l’unique commerce du village.

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Le soir, nous mangeons le coq choisi (et tué…) par notre guide dans la basse cours, il est accompagné des fameuses pousses de bambous, de courges, et d’étranges fruits au goût très épicé ou très fromagé… On discute comme on peut avec la famille, on leur montre des photos de notre voyage. Ils sont fascinés par les villes occidentales. Nous buvons du lao-lao avec eux, un alcool de riz maison très très fort.

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Réveillés par les coqs et le pilon à riz avant l’aurore, notre dernière matinée de trek est quand même plus aisée que les précédentes. Nous rejoignons la petite bourgade de Nam Li près de la route qui nous mènera à Udomxay avant notre dernière descente à Vang Vieng puis Vientiane.

3 réflexions sur “Trek dans les ethnies du Nord

  1. J’aimerais beaucoup vivre une expérience comme celle-ci, se retrouver dans des contrées éloignées et rencontrer des gens dont les modes de vie sont tout à fait différents des nôtres, partager leur quotidien, découvrir autant de choses… c’est ce qu’il y a de plus précieux à mes yeux 🙂

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