Les cratères de Flores

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Nous quittons les plages de l’Est pour entamer la visite de l’intérieur de l’île de Flores et revenir à l’Ouest. Nous allons tout d’abord à Moni, une petite ville entourée de montagnes où il fait frais, ça fait du bien !

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C’est le point d’accès au Kelimutu, un volcan qui abrite 3 lacs tricolores incroyables. Nous louons un scooter et partons vers 7h après la dissipation des brumes matinales.
La particularité de ces lacs est qu’ils changent de couleurs. Lors de notre visite, ils sont turquoise, brun et vert.

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Sur le site, on peut voir des photos où ils sont de couleurs complètement différentes, on a du mal à y croire, par exemple le lac que nous voyons brun foncé a déjà été turquoise par le passé.

L’après-midi, nous partons à la recherche d’une source chaude cachée dans les rizières mais qui s’avère être assez décevante, c’est un tout petit bassin avec 30 cm d’eau. Nous partons voir une autre source chaude située juste à côté d’une rivière, beaucoup plus chouette.

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Notre prochaine étape est Bajawa, à plusieurs centaines de kilomètres de Moni, toujours vers l’Ouest. Nous le faisons en 2 fois car il n’y a pas de liaisons directes et abordables entre les 2 villes. Nous allons d’abord à Ende, ce qui devrait être simple et rapide, c’est à peine à 1h30 de Moni. Mais c’est sans compter un énorme éboulement survenu dans la nuit !

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Nous traversons tant bien que mal le blocus à pied et prenons un minibus qui fait demi-tour de l’autre coté. Le trajet est un vrai supplice pour les oreilles, comme toujours à Flores, impossible d’échapper aux baffles qui hurlent de la musique et font trembler nos petits cœurs.
Pour rejoindre Bajawa de Ende, nous décidons d’épargner un peu nos oreilles pendant les 5h de route qui restent et nous prenons un taxi collectif. Mais pourquoi n’avons-nous pas fait ça avant ! C’est à peine plus cher et quel confort auditif 😉

A Bajawa, nous louons de nouveau un scooter pour aller nous balader dans les environs. Nous commençons par visiter les villages traditionnels de Luba et Bena.
Les maisons au toit de chaume sont disposées en rectangle au centre duquel on trouve des mégalithes funéraires. Sur les porches, on peut voir des cornes de buffle, signe de prospérité.

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Le lendemain, nous roulons jusqu’à Wawomuda, le dernier volcan apparu sur Flores. Comme au Kelimutu, il y a 2 lacs dans sont cratères, plus petits et jaunes.

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L’après-midi, nous allons aux sources chaudes de Soa. Il y a 2 sources, l’une à 45°C et l’autre à 35°C. On peut se baigner dans l’une ou l’autre, ou à la confluence des 2. C’est très sympa.

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Comme les trajets en avion sont vraiment peu chers, nous bookons un vol Bajawa-Labuan Bajo, ce qui nous évite au moins 10h de route, d’où nous serions probablement ressortis sourds 😉 A Labuan Bajo, nous nous faisons plaisir et refaisons une journée de plongée avant de prendre le bateau pour Lombok.

Immenses et hostiles : le Salar de Uyuni et le Sud Lipez

Au milieu de notre escale à San Pedro de Atacama, nous décidons de partir explorer le Sud Lipez bolivien et le plus grand désert de sel au monde, le fameux Salar de Uyuni.

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C’est parti pour 3 jours d’aventure à découvrir cette région du monde. Nous sommes emmenés par Chino et Saúl (son prénom, pas son état…) au volant d’un 4×4 pas tout neuf mais efficace. Le premier jour est consacré au ralliement d’Uyuni où nous passons la nuit. La piste est longue mais nous traversons des paysages magnifiques.

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Le lendemain, départ tôt pour pouvoir admirer le lever de soleil sur le salar. Nous sommes éblouis par la beauté brute des lieux, l’absence totale de vie et nos ombres infinies sur le damier en croûte de sel.

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Un peu plus loin, nous nous arrêtons dans une enclave de vie, perdue au milieu de l’immensité blanche, la Isla Incahuasi. C’est une ancienne formation corallienne (et oui, le salar était une mer avant…) ou aujourd’hui vivent oiseaux et viscaches au milieu des cactus. Au sommet, nous pouvons contempler à perte de vue les dimensions du salar.

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Sur la route vers la Laguna Colorada, nous traversons d’immenses étendues désertiques bordées de volcans.

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Ici non plus, aucune trace de vie à part quelques flamands roses se délectant des organismes des lagunes.

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Le vent glacial et terrible régnant à ces altitudes façonne les roches et donne quelques stupéfiantes formations comme El Arbol de Piedra (l’Arbre de Pierre).

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Arrivés au crépuscule à notre gîte, nous devons enfiler toutes nos couches de vêtement pour ne pas mourir de froid. A 4300m, et sans aucune lumière alentour, nous sommes émerveillés par la voûte céleste qui nous divulgue ses plus belles constellations. La voie lactée et les étoiles filantes ajoutent au spectacle. C’est totalement habillés dans un sac de couchage et sous 3 couvertures que nous arrivons à passer une nuit correcte.

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Le lever du jour sur la Laguna Colorada est absolument superbe.

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Métaux ferreux et micro-organismes donnent cette teinte rouge-orangée à la lagune.

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Diverses espèces de flamands flânent, amplifiant la magie des lieux.

Nous nous dirigeons vers les geysers Sol del Mañana. Passant un col à 5000m, nous venons à la rescousse d’un groupe bloqué dans la neige depuis plus d’une heure avec leur véhicule.

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Un peu plus loin, les geysers sont très différents de ceux que nous avons pu voir au Chili. Ici peu de fumeroles mais plutôt de gros bouillons multicolores puant le souffre.

Avant de terminer notre périple sur les Lagunas Blanca et Verde, nous traversons à nouveau d’immenses étendues sauvages. Des sources thermales et le désert de Dali bordent notre route.

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La Laguna Verde au pied du volcan Licancabur est sublime. C’est l’arsenic qui lui donne cette belle couleur. Mais du coup, baignade interdite et temps passé à proximité compté. Ça pique les yeux et les voies respiratoires…
Pour la petite histoire, les courageux qui escaladent le volcan ont la chance d’admirer une petite lagune de la même couleur dans son cratère.