Cuzco, la Vallée Sacrée et le Machu Picchu

Cuzco de nuit

Après Puno, nous voici à Cuzco qui est le point de départ d’un des temps forts de notre voyage, les ruines incas et le Machu Picchu.

Cuzco, capitale de l’empire inca
Cuzco est une très belle ville. Son centre, autour de la Plaza de Armas, a gardé une jolie architecture coloniale qui se mêle aux restes incas.
Aujourd’hui, elle est reconnue comme la capitale culturelle d’Amérique du Sud, du fait de son histoire exceptionnelle et de ses sites très bien entretenus.
A l’époque des incas, elle était considérée comme le nombril du monde.

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On trouve beaucoup de vestiges incas au cœur même de la ville. A l’époque de la colonisation, les Espagnols construisaient les églises sur les fondations des temples incas. Mais au fil des époques et des catastrophes naturelles, seuls les murs incas résistaient. Les Péruviens ont d’ailleurs l’habitude de dire qu’en-dessous, c’est le mur inca et au-dessus, c’est le mur inca-pable !

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Pour visiter les musées et les sites archéologiques de Cuzco et de la Vallée Sacrée, il faut acheter le boleto touristico valable 10 jours. Une fois notre sésame en poche, nous avons commencé par le site et le musée adjacent de Qorikancha qui se trouvent dans Cuzco. Les murs incas d’un des temples les plus riches de l’empire ont servi de socle à la construction d’une église, les ruines sont très bien conservées. On peut admirer l’architecture parfaite des murs, les pierres s’emboîtant comme un puzzle, entre lesquelles on ne peut pas glisser une feuille. A notre époque, avec toute notre technologie, nous ne savons pas reproduire cela !

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A Cuzco, nous nous baladons pas mal, nous déjeunons au Marché San Pedro, nous grimpons dans le quartier bohème de San Blas, le Montmartre de Cuzco, nous longeons la ruelle de la pierre aux douze facettes et nous goûtons aux spécialités locales : le cuy (cochon d’Inde).

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Les sites incas de la Vallée Sacrée
Entre Cuzco et le Machu Picchu, c’est la Vallée Sacrée des Incas (Valle Sagrado). Dans cette vallée, on trouve un nombre impressionnant de ruines incas. Les sites sont plus ou moins éloignés de Cuzco.

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Pour les sites les plus proches, nous décidons de les visiter par nous-mêmes, sans agence.

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Après avoir cherché très longuement notre bus (on a du demander à moins 6 personnes, et chacune nous disait quelque chose de différent !), nous nous faisons déposer à Tambomachay. Ce site est surnommé El Baño del Inca car il comprend un bain cérémoniel, une source et des fontaines.
A quelques centaines de mètres, se trouve le site de Pukapukara, une sorte de fort où s’arrêtaient les voyageurs.

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Un peu plus bas sur la route qui mène à Cuzco, nous trouvons un troisième site, celui de Q’enqo. Cet ancien temple cérémoniel est parcouru de tunnels et est sculpté de gravures.

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Enfin, le site de Sacsayhuaman est le dernier sur notre route, il jouxte la ville de Cuzco. Ce site est exceptionnel car il est gigantesque. On y trouve des remparts construits avec des pierres pouvant faire jusqu’à 9 mètres de haut (350 tonnes) parfaitement imbriquées les unes dans les autres. On se demande comment ils ont réussi ces prouesses. Sachant en plus que ces pierres venaient de la côte pacifique, à plusieurs centaines de kilomètres de là…

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Pour les sites plus éloignés, nous prenons une agence car c’est compliqué de trouver rapidement les transports adéquats d’un site à l’autre.

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Le premier jour, nous visitons le site de Pisac. La citadelle perchée en haut d’une montagne est entourée de cultures en terrasses. Le site est grand, on y trouve aussi des temples et un centre cérémoniel.

 

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Après Pisac, nous allons à Ollantaytambo, une forteresse inca. Le site est renommé car c’est l’un des rares endroits où les conquistadores perdirent une bataille.

 

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Le deuxième jour, nous partons à Moray, un impressionnant laboratoire agricole. Les incas ont construit des terrasses en respectant la forme des collines environnantes ce qui créa des cercles concentriques reproduisant les différents climats du pays. Je m’explique : en haut, le climat est froid, c’est la sierra (montagne), au milieu, c’est plus tempéré, c’est la pampa (plaine) et en bas, c’est chaud et humide, c’est la selva (jungle).

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Ce jour-là, nous allons également voir les Salinas (ou Salineras) de Maras. Il s’agit de puits salants datant de l’époque inca. Le paysage est extraordinaire, là au milieu des montagnes arides, on découvre des terrasses de sel par centaines !

La merveille du Machu Picchu
Si on veut aller au Machu Picchu sans prendre le train, il existe un itinéraire alternatif, plus long mais moins cher. De Cuzco, il faut prendre un bus jusqu’à Hidroeléctrica, soit 7 heures de route un peu chaotique sous la pluie et la neige pour nous.

 

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Ensuite, il faut marcher 2/3 heures à côté du chemin de fer jusqu’à Aguas Calientes (aussi appelée Machu Picchu Pueblo). De là, le périple n’est pas terminé ! Il reste à gravir les 1800 marches pour arriver au plus fameux site archéologique du monde. Et avec de la pluie, c’est plus drôle !

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Avant la montée des marches, on est frais…

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Arrivés en haut, on est lessivés !

Mais tous ces efforts ne sont pas vains, car une fois arrivés en haut, nous sommes émerveillés par la beauté du Machu Picchu. Et coup de bol, il s’arrête de pleuvoir.

Je vous laisse contempler cette splendeur ci-dessous !

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La Paz et Tiwanaku

Égalise San Francisco à La Paz

Pour rejoindre La Paz, en partant de Samaipata, il vaut mieux passer par Santa Cruz. Mais avec les éboulements dus à la pluie, il nous a fallu plus de 24 heures pour faire le trajet !

Nous voici donc à la Paz, la capitale la plus haute du monde, culminant à 3600m (de la gnognote après Potosi et ses 4100m !).
Quand on arrive en bus, on surplombe la vallée où est niché le centre et on découvre le gigantisme de la ville qui s’étend sur le flanc des montagnes à perte de vue. Au loin, on aperçoit les sommets enneigés des Andes.

Nous ne sommes pas restés très longtemps à La Paz mais nous avons pu faire un bon tour de la ville.
Nous avons visité le marché artisanal qui s’étend sur plusieurs rues et où l’on retrouve tous les superbes tissus, pulls, sacs, etc. Et là, on a craqué et on a acheté 2 tissus traditionnels boliviens.

Marché de La Paz

Après nous sommes allés flâner du côté du marché aux sorcières. C’est ici qu’on peut venir acheter tout le nécessaire pour faire des offrandes à Pachamama. Par exemple, dans la catégorie crade, il faut enterrer un fœtus de lama sous la première pierre d’une maison qu’on construit, ça porte chance. Voilà, maintenant vous savez où trouver un fœtus de lama, pas de panique, ils ont toutes les tailles.

Nous nous sommes promenés dans le parc urbain central où nous avons trouvé un bon point de vue sur la ville. Mais ça, c’était avant de prendre le téléphérique, duquel on peut vraiment observer toute la ville.

Téléphérique de La Paz

Nous sommes également allés dans le quartier de Sopocachi, censé être à la mode, mais nous n’avons pas trouvé ça fou-fou.

Nous avons visité l’église San Francisco et la Plaza Murillo, bien que celle-ci soit restée barricadée plusieurs jours par l’armée à cause des manifestations de mineurs.

Le dernier jour, nous sommes partis visiter le principal site archéologique de la civilisation de Tiwanaku (dans la ville du même nom). Il s’agit de la Cité du Soleil, dédiée au dieu Soleil, qui comporte de nombreux temples à vocation cérémonielle.

Tiwanaku
L’histoire des Tiwanaku est divisée en 4 époques du Xe siècle avant JC jusqu’au XIIe. Sur le site et dans les 2 musées adjacents, on peut voir les différentes évolutions entre chaque époque.

Tiwanaku

Tiwanaku

Les prouesses architecturales de ce peuple sont fascinantes et pleines de mystère. Comment tailler une pierre avec tant de précision ? Comment transporter ces blocs de 20 à 130 tonnes sur 40 kilomètres ? La réponse des peuples aux Espagnols qui se posaient la question : grâce au dieu blanc et barbu Viracocha…