Fantastique île de Pâques

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Nous avons quitté Santiago tout excités à l’idée de découvrir l’île la plus isolée au monde. 3500 km la séparent du Chili, 4000 de la Polynésie française. L’histoire mystérieuse de Rapa Nui (le nom polynésien de l’île de Pâques) nous fascine, l’origine de ses habitants, les secrets des grands moais et le destin tragique de cette île perdue…

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Lorsque nous arrivons sur l’île, l’origine polynésienne des habitants est indéniable : nous sommes accueillis avec des colliers de fleurs, le langage Rapa Nui est similaire aux autres langues du Pacifique et les habitants sont costauds et tatoués. Selon certains historiens et d’anciennes légendes, les premiers habitant seraient arrivés en pirogue des Australes ou des Marquises.

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D’après d’autres recherches, il semblerait que les tout premiers habitants soient originaires d’Amérique du Sud. Cette théorie est appuyée par la découverte d’ossements au morphotype andin, à la maîtrise de la taille de pierre comparable à ce que nous avons pu voir en Bolivie et au Pérou et à certains mythes parlant de montagnes enneigées et d’une mer froide et agitée où croisent des baleines…

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Dès le lendemain de notre arrivée, nous partons à la découverte des environs. Au sud de l’île, à quelques kilomètres de l’unique ville d’Hanga Roa, se trouve le cratère Rano Kau. L’histoire volcanique est visible partout, de nombreux anciens volcans parsèment le paysage très vert et la roche noire déchirée se jette dans une mer d’un bleu profond. Le cratère circulaire parfait laisse découvrir en son fond un marécage à la flore endémique exceptionnelle. C’était aussi pour les premiers habitants, la seule source d’eau douce accessible.

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Sur son coté, se trouve l’ancien village cérémoniel d’Orongo. Les maisons de pierre étaient construites en forme de bateaux retournés et orientés en fonction du vent terrible qui souffle ici. Les cultures étaient faites dans des cercles de pierre afin de les abriter.

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Enfin, on remarque de nombreux pétroglyphes de représentations animales et imaginaires dont le fameux Homme Oiseau.

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Par la suite nous feront le tour de l’île plusieurs fois afin de découvrir tous les sites intéressants. Notre première épopée en scooter nous mèneras aux Ahu (plate forme en pierre ou étaient posés les Moai) et leurs Moai renversés suites aux révoltes.

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Nous visitons le site de Rano Raraku (aussi appelé « l’usine à moai ») où les moais étaient fabriqués. C’est ici que se trouve la plus grande concentration de moais de l’île. On y trouve aussi le plus grand qui mesure près de 20m de haut.

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Si vous observez bien les photos, vous pourrez voir certaines statues en construction au cœur même de la roche. Le mystère demeure quant aux techniques de fabrication ainsi qu’au déplacement des statues. Toutes sortes de théorie existent, de la plus cartésienne à la plus ésotérique !

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Un peu plus loin se trouve l’un des sites les plus impressionnants de l’île, l’Ahu Tongariki où sont alignés 15 moais de belle taille, dos à la mer.

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Lors d’une autre journée d’exploration, nous découvrons la plage d’Anakena au nord. C’est sur cette unique plage de l’île que la plupart des explorateurs ont accosté. Ceci en fait un lieu mythique.

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Plusieurs ahus (plateformes sacrées) s’y trouvent et les moais présents ici sont les plus beaux qu’il nous a été donnés de voir. D’autres sites intéressants se trouvent à proximité dont notamment Papa Vaka, les plus grands pétroglyphes de l’île dédiés à la mer.

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Enfin lors d’une dernière sortie, nous sommes partis voir l’Ahu Akivi dont la particularité est que ses moais regardent vers la mer, tous les autres sont dos à la mer. Nous poursuivons par la visite de grottes volcaniques et d’autres ahus et villages historiques.

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Nous consacrons une demi-journée de notre séjour à faire de la plongée. L’architecture du site et la visibilité sont extraordinaires, en revanche la mer (assez froide) est pauvre en poissons… Nous nous rattraperons bientôt en Polynésie 🙂

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Enfin, nous sommes allés plusieurs fois à Ahu Tahai, au cœur du village, observer des couchers de soleils magnifiques !

La Serena et la route du pisco

Après avoir découvert le Sud Lipez et le Salar de Uyuni, nous repartons sur la côte chilienne à La Serena.

Église - La Serena

Le centre ville est très sympa et bénéficie d’une belle architecture. Il y a plein d’églises partout (29 en tout !).
A 3km du centre se trouvent les grandes plages et les bungalows. La ville est très prisée des Chiliens pendant leurs vacances d’été (janvier-février).

Le premier soir, on dîne dans une parillada, un restaurant de viande typique d’Amérique du Sud où on sert d’énormes plats avec du bœuf, du poulet, des saucisses… Un festin ! A tel point qu’on est repartis avec un doggy bag !

Le lendemain, nous visitons le musée archéologique de la ville qui est tout petit mais très intéressant. Il y a notamment une momie venant d’Atacama et un moai de 2,5m (prémices de notre futur voyage à l’île de Pâques).

Moai - musée archéologique de La Serena

Ensuite nous filons au jardin japonais, un lieu très beau et fort dépaysant.

Jardin japonais - La Serena

Jardin japonais - La Serena

La Serena est aussi le point de départ pour visiter la vallée de l’Elqui. Nous louons donc un tout petit 4×4 et partons à la découverte de la route du pisco.
Petit aparté : le pisco est l’eau-de-vie de raisin utilisée pour la confection de la boisson nationale, le fameux pisco sour.
Le long du trajet, nous traversons les petits villages de Vicuña, Montegrande, Pisco Elqui, Horcon, Hurtado…

Nous commençons par la visite guidée d’une grande pisqueria (fabrique de pisco), la coopérative Capel. Nous découvrons toutes les installations et finissons par une petite dégustation.

Pisqueria Capel - Vallée de l'Elqui

Pisqueria Capel - Vallée de l'Elqui

Pisqueria Capel - Vallée de l'Elqui
Un peu plus loin dans la vallée, nous nous arrêtons dans une petite cave à vin, Cavas del Valle, où nous faisons également la visite des lieux et une dégustation. Évidemment nous ne pouvons pas nous empêcher d’acheter 2 bouteilles 😉

Bodega Cavas del Valle - Vallée de l'Elqui
En repartant, nous faisons un stop dans une 2ème pisqueria, artisanale cette fois, pour acheter une bouteille de pisco.

Trouvailles - Vallée de l'Elqui

Sur la route du retour vers La Serena, nous passons devant des paysages magnifiques. Malheureusement le ciel n’était pas bleu ce jour-là.

Vallée de l'Elqui

Vignes - Vallée de l'Elqui