Kep et Kampot

Nous quittons Phnom Penh pour rejoindre Kep, une petite ville balnéaire. Kep est une ville un peu décousue, il n’y a pas vraiment de centre-ville, il y a assez peu d’hôtels et de restaurants. C’est très calme.

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Nous louons un scooter pour nous balader dans le coin. Nous traversons de pittoresques villages de pêcheurs, bordés de mangroves et de marais salants. Nous partons également découvrir un temple-grotte très beau où il fait frais 😉

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Ensuite, nous allons visiter une plantation de poivre. Le poivre est la culture-star de la région, son goût et sa qualité sont très réputés. Nous apprenons notamment que tous les poivres (noir, blanc, rouge) sont issus de la même plante, la couleur dépend de la durée de séchage.

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Pour finir notre journée, nous faisons le tour du parc national surplombant Kep et observons les anciennes villas coloniales abandonnées sur le chemin du retour.

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Le soir, nous dînons au Marché aux Crabes où nous mangeons évidemment du crabe, la spécialité culinaire de la ville !

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Le lendemain, nous partons à l’Ile du Lapin qui se trouve en face de Kep, c’est un petit paradis encore préservé du tourisme de masse, il y quelques cabanes au bord de la plage, quelques petits « restaurants » et c’est TOUT !

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La plupart des visiteurs y viennent seulement pour quelques heures et repartent avec le dernier bateau vers 16h, ce qui fait que l’île est quasi déserte en fin d’après-midi.

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Le soir, nous dînons dans une des petites paillotes qui nous sert le poisson pêché du jour cuit au barbecue.
Nous dormons sur l’île et repartons le lendemain midi après avoir bien bullé dans l’eau à 30°C. L’après-midi, en sortant du bateau, nous partons directement à Kampot, à 30km de Kep.

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A Kampot, on reconnaît l’empreinte architecturale de la colonisation française. Les bâtiments sont bas et généralement de couleur ocre. C’est assez joli. Il y a une rivière qui traverse la ville et qui lui donne une atmosphère très agréable. A part flâner dans les rues de la ville, nous ne faisons rien de particulier, nous profitons de la douceur de vivre et de la bonne gastronomie locale !

Santiago, une capitale nichée au milieu des Andes

Santiago, Cerro San Cristobal

Nous nous envolons de Buenos Aires pour rejoindre Santiago que nous n’avons pas visité lors de notre séjour au Chili. C’est de Santiago que nous envolerons pour l’Ile de Pâques 3 jours plus tard.

En arrivant, nous prenons le bus de l’aéroport qui nous mène au quartier Brasil où nous avons trouvé une auberge de jeunesse sur Internet. Nous ne sommes pas déçus, elle est située à deux pas du centre et nous y rencontrons plein de gens sympas. Le soir, nous faisons le tour du quartier et allons manger dans un des nombreux restaurants.

 

Santiago, Plaza de Armas

Le deuxième jour, nous visitons le Centro en commençant par le Palacio de la Moneda qui est le palais présidentiel. Dessous se trouve le Centro cultural Palacio la Moneda mais malheureusement nous n’avons pas vu grand chose car ils préparaient l’ouverture d’une nouvelle exposition sur les samouraïs qui aurait lieu 2 jours plus tard.
Nous passons dans le Barrio Civico où se situent les différentes instances de la ville dont le tribunal. Les édifices sont assez austères mais ont une belle architecture.

Santiago, Plaza de Armas
Nous allons ensuite à la Plaza de Armas qui est le cœur de la ville et qui est entourée de magnifiques bâtiments coloniaux.

Santiago
A l’heure du déjeuner, nous déambulons dans les allées du Mercado Central, le fameux marché aux poissons de Santiago où nous mangeons une spécialité locale délicieuse, une paila marina, sorte de pot au feu de la mer. Miam !

Santiago, le marché de poissons
L’après-midi, nous continuons à explorer les autres quartiers et notamment Bellas Artes où se concentrent les musées d’art de la ville.
Le soir, nous allons prendre un verre avec Agnès dans le quartier qui regroupe les bars les plus sympas de la ville à Bellavista.

Santiago, Cerro San Cristobal

Le lendemain, nous grimpons en haut du Cerro San Cristobal, une des collines de Santiago qui offre une vue belle panoramique sur la ville et au sommet de laquelle on trouve une grande statue de la vierge, ce qui nous fait penser au Christ rédempteur de Rio mais en beaucoup plus petit !

Nous avons bien aimé Santiago même si notre séjour a été de courte durée. Les monts enneigés des Andes en toile de fond lui confère une aura différente des autres grandes villes.

La Paz et Tiwanaku

Égalise San Francisco à La Paz

Pour rejoindre La Paz, en partant de Samaipata, il vaut mieux passer par Santa Cruz. Mais avec les éboulements dus à la pluie, il nous a fallu plus de 24 heures pour faire le trajet !

Nous voici donc à la Paz, la capitale la plus haute du monde, culminant à 3600m (de la gnognote après Potosi et ses 4100m !).
Quand on arrive en bus, on surplombe la vallée où est niché le centre et on découvre le gigantisme de la ville qui s’étend sur le flanc des montagnes à perte de vue. Au loin, on aperçoit les sommets enneigés des Andes.

Nous ne sommes pas restés très longtemps à La Paz mais nous avons pu faire un bon tour de la ville.
Nous avons visité le marché artisanal qui s’étend sur plusieurs rues et où l’on retrouve tous les superbes tissus, pulls, sacs, etc. Et là, on a craqué et on a acheté 2 tissus traditionnels boliviens.

Marché de La Paz

Après nous sommes allés flâner du côté du marché aux sorcières. C’est ici qu’on peut venir acheter tout le nécessaire pour faire des offrandes à Pachamama. Par exemple, dans la catégorie crade, il faut enterrer un fœtus de lama sous la première pierre d’une maison qu’on construit, ça porte chance. Voilà, maintenant vous savez où trouver un fœtus de lama, pas de panique, ils ont toutes les tailles.

Nous nous sommes promenés dans le parc urbain central où nous avons trouvé un bon point de vue sur la ville. Mais ça, c’était avant de prendre le téléphérique, duquel on peut vraiment observer toute la ville.

Téléphérique de La Paz

Nous sommes également allés dans le quartier de Sopocachi, censé être à la mode, mais nous n’avons pas trouvé ça fou-fou.

Nous avons visité l’église San Francisco et la Plaza Murillo, bien que celle-ci soit restée barricadée plusieurs jours par l’armée à cause des manifestations de mineurs.

Le dernier jour, nous sommes partis visiter le principal site archéologique de la civilisation de Tiwanaku (dans la ville du même nom). Il s’agit de la Cité du Soleil, dédiée au dieu Soleil, qui comporte de nombreux temples à vocation cérémonielle.

Tiwanaku
L’histoire des Tiwanaku est divisée en 4 époques du Xe siècle avant JC jusqu’au XIIe. Sur le site et dans les 2 musées adjacents, on peut voir les différentes évolutions entre chaque époque.

Tiwanaku

Tiwanaku

Les prouesses architecturales de ce peuple sont fascinantes et pleines de mystère. Comment tailler une pierre avec tant de précision ? Comment transporter ces blocs de 20 à 130 tonnes sur 40 kilomètres ? La réponse des peuples aux Espagnols qui se posaient la question : grâce au dieu blanc et barbu Viracocha…

Sucre, le petit Paris bolivien

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Après Potosi, nous nous arrêtons à Sucre, un peu plus au nord (pour les non-hispanophones, ça se prononce « soucré »). Sucre est souvent décrite comme la plus belle ville de Bolivie. Nous sommes complètement d’accord avec ça ! Avec ses beaux bâtiments blancs à l’architecture coloniale, ses dizaines d’églises, Sucre est splendide et très agréable. Le Lonely Planet dit que les voyageurs s’y arrêtent souvent plus longtemps que prévu, et bien ce fut notre cas et on comprend maintenant pourquoi.

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Le lendemain de notre arrivée, nous sommes allés au marché de Tarabuco, à une heure de bus de Sucre. Ce marché, qui n’a lieu que le dimanche, regorge de vendeurs d’artisanat local. Il y a des tas de tissus boliviens, ponchos, pulls en alpaga, etc. Tout est magnifique ! Mais nos sacs à dos ne nous permettent pas de trimballer de surplus alors on ne fait que regarder… 😢

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Durant l’après-midi, nous allons nous promener au parc Bolivar où nous découvrons une mini Tour Eiffel, réalisée par Eiffel lui-même. Tout autour, il y a des attractions pour les enfants.

Tour Eiffel à Sucre

Le jour suivant, nous visitons le Musef (musée d’art folklorique) et le musée du textile. Le premier est vraiment minuscule et pas très attrayant, nous sommes un peu déçus mais, heureusement, le deuxième est très intéressant. On peut y observer des dizaines de tissages magnifiques et même, une femme réalisant une œuvre en direct.

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Nous bookons un trek de 3 jours avec Condor Trekkers qui est une agence à but non lucratif aidant les Jalq’a, la population locale. Cette communauté vit traditionnellement de l’agriculture et du tissage dans les environs de Sucre.
Notre groupe compte 13 personnes. Nous faisons la connaissance de nos acolytes : Antony et Audrey, Léo et Marjolaine, Sabine et Angelica et 2 paraguayens dont j’ai oublié le nom sans regret vu leur attitude très perso. Sans oublier nos 3 super guides, Luce, Cris et Walter.

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Le premier jour, nous partons très tôt pour descendre le chemin inca. Cette voie a été utilisée pendant des siècles par les populations andines afin d’acheminer le sel et les vivres à dos de lamas. On admire l’ampleur de l’ouvrage. Paver un chemin à flanc de montagne sur plusieurs centaines de kilomètres a du être titanesque !

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Après un pique-nique au milieu de la nature, nous remontons pour atteindre Maragua, un village de 300 âmes niché au cœur d’un cratère. Personne ne sait dire s’il s’agit d’un cratère de volcan ou de météorite ! Nous passons la nuit dans de petites maisons rudimentaires. A plus de 3000m d’altitude et loin de toute pollution lumineuse, la voute céleste nous émerveille !

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Le deuxième jour, après avoir été voir une tisseuse du village, nous marchons vers Ninu Mayu où se trouvent des traces de dinosaures fossilisées. Ces empreintes ont été figées il y a plusieurs millions d’années dans un lac boueux. Nous admirons la force tectonique sur ce plan incliné à 45°. Plus près de Sucre, d’autres traces sont visibles sur une gigantesque paroi verticale.

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Le midi, nous déjeunons chez une famille perdue au milieu de nulle part. Il y a des chèvres et des moutons partout. L’après-midi, nous nous dirigeons vers le village de Potolo où nous restons pour la nuit.

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Le troisième jour, retour à Sucre après 3 heures de minibus, dans la poussière, serrés comme des sardines.
En tout, sur les 2 jours réels de trek, nous avons parcouru 35 km entre 2500 et 3500m d’altitude. On les sent bien dans les jambes en rentrant !

Après ces efforts physiques intenses (pensez aux grands sportifs que nous sommes !), nous nous reposons 2 jours à Sucre où nous profitons du soleil avec nos potes de rando.

Sao Paulo ou le tumulte d’une mégalopole

Vue de Sao Paulo

Nous sommes arrivés à Sao Paulo en bus depuis Paraty. Nous avons été accueilli par Rafa, un copain d’école de Mat. Il habite dans un immeuble de 25 étages. Depuis le balcon nous pouvons contempler des gratte-ciels à perte de vue. Après avoir déposé nos affaires chez lui, nous sommes partis nous balader dans le quartier voisin de Vila Madalena.

Nous avons adoré ce quartier très vivant et cosmopolite. Dans toutes les rues, on trouve des bars, des restos, des boutiques et des galeries, tous plus sympas les uns que les autres !
Rafa nous fait découvrir plusieurs bars aux ambiances différentes dans lesquels nous avons pu tester plusieurs bières locales. Nous sommes ensuite partis dîner dans un restaurant japonais. Il y a une énorme communauté japonaise au Brésil et de ce fait, on y trouve un gastronomie nippone très développée. Le dîner était succulent, assez différent de ce qu’on peut trouver en France. Nous avons dégusté entre autres des sashimis marinés avec des algues et des épices, des makis chauds et un tout un tas de nouvelles saveurs inconnues !

Le lendemain, Rafa nous a emmené au marché où nous avons mangé notre premier pastel avec un jus de canne fraîchement pressée. Nous sommes ensuite partis au Coffee Lab, un café spécialisé dans les expériences autour du café. Nous avons pu découvrir que la moulure du café pouvait complètement en changer le goût et que le fromage sublimait l’arôme d’un café alors que le chocolat l’atténuait. C’était très ludique ! A midi, nous avons mangé la spécialité brésilienne par excellence : la feijoada. A l’origine préparé par les esclaves, c’est une sorte de cassoulet avec des haricots noirs et des morceaux de porcs. Le tout accompagné de riz évidemment ! Durant l’après-midi, nous avons fait un marché d’antiquités assez proche de nos puces parisiennes.

En rentrant, nous avons profité du sauna qui se trouve dans l’immeuble et nous avons filé en boîte pour fêter l’anniversaire d’une copine de Rafa.

As Veia, en dehors de Sao Paulo
Le dimanche midi, nous sommes partis en dehors de la ville chez As Veia. Cet endroit hors du commun est l’œuvre d’une vie d’un antiquaire. Tous les bâtiments sont faits de matériaux de récupération. Aujourd’hui, l’ensemble est composé de bars, restaurants et de petites boutiques vintage.

Le sandwich à la mortadelle

Le quatrième jour, nous avons visité le Centro, l’ancien centre économique, et Liberdade, le quartier japonais. Nous avons moins apprécié ces quartiers où on constate à nouveau le paradoxe du Brésil, à savoir que l’extrême richesse côtoie l’extrême pauvreté. Il n’en demeure pas moins de beaux bâtiments historiques com mes les anciens sièges de banques, les cathédrales, et un marché somptueux où nous avons mangé un sandwich à la mortadelle gargantuesque !

Enfin, le dernier jour, nous sommes allés au MASP, le musée d’art de Sao Paulo où on trouve une très belle collection de toiles de peintres européens et brésiliens. Après cela, nous avons été prendre le bus qui nous emmènera aux chutes d’Iguaçu.