Immenses et hostiles : le Salar de Uyuni et le Sud Lipez

Au milieu de notre escale à San Pedro de Atacama, nous décidons de partir explorer le Sud Lipez bolivien et le plus grand désert de sel au monde, le fameux Salar de Uyuni.

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C’est parti pour 3 jours d’aventure à découvrir cette région du monde. Nous sommes emmenés par Chino et Saúl (son prénom, pas son état…) au volant d’un 4×4 pas tout neuf mais efficace. Le premier jour est consacré au ralliement d’Uyuni où nous passons la nuit. La piste est longue mais nous traversons des paysages magnifiques.

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Le lendemain, départ tôt pour pouvoir admirer le lever de soleil sur le salar. Nous sommes éblouis par la beauté brute des lieux, l’absence totale de vie et nos ombres infinies sur le damier en croûte de sel.

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Un peu plus loin, nous nous arrêtons dans une enclave de vie, perdue au milieu de l’immensité blanche, la Isla Incahuasi. C’est une ancienne formation corallienne (et oui, le salar était une mer avant…) ou aujourd’hui vivent oiseaux et viscaches au milieu des cactus. Au sommet, nous pouvons contempler à perte de vue les dimensions du salar.

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Sur la route vers la Laguna Colorada, nous traversons d’immenses étendues désertiques bordées de volcans.

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Ici non plus, aucune trace de vie à part quelques flamands roses se délectant des organismes des lagunes.

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Le vent glacial et terrible régnant à ces altitudes façonne les roches et donne quelques stupéfiantes formations comme El Arbol de Piedra (l’Arbre de Pierre).

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Arrivés au crépuscule à notre gîte, nous devons enfiler toutes nos couches de vêtement pour ne pas mourir de froid. A 4300m, et sans aucune lumière alentour, nous sommes émerveillés par la voûte céleste qui nous divulgue ses plus belles constellations. La voie lactée et les étoiles filantes ajoutent au spectacle. C’est totalement habillés dans un sac de couchage et sous 3 couvertures que nous arrivons à passer une nuit correcte.

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Le lever du jour sur la Laguna Colorada est absolument superbe.

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Métaux ferreux et micro-organismes donnent cette teinte rouge-orangée à la lagune.

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Diverses espèces de flamands flânent, amplifiant la magie des lieux.

Nous nous dirigeons vers les geysers Sol del Mañana. Passant un col à 5000m, nous venons à la rescousse d’un groupe bloqué dans la neige depuis plus d’une heure avec leur véhicule.

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Un peu plus loin, les geysers sont très différents de ceux que nous avons pu voir au Chili. Ici peu de fumeroles mais plutôt de gros bouillons multicolores puant le souffre.

Avant de terminer notre périple sur les Lagunas Blanca et Verde, nous traversons à nouveau d’immenses étendues sauvages. Des sources thermales et le désert de Dali bordent notre route.

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La Laguna Verde au pied du volcan Licancabur est sublime. C’est l’arsenic qui lui donne cette belle couleur. Mais du coup, baignade interdite et temps passé à proximité compté. Ça pique les yeux et les voies respiratoires…
Pour la petite histoire, les courageux qui escaladent le volcan ont la chance d’admirer une petite lagune de la même couleur dans son cratère.

Dans le désert d’Atacama

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Après notre halte reposante à Arica, nous partons pour San Pedro de Atacama, village niché au cœur du désert le plus aride du monde. Ici les précipitations s’élèvent de 15 à 30 mm par an… Une fois tous les 20 ans environ, les pluies sont plus abondantes et le sol de la région se couvre de fleurs multicolores. Nous n’avons malheureusement pas eu la chance d’admirer ce phénomène magnifique.

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Nous retrouvons mes parents (Mathieu) à l’aéroport de Calama avant de se diriger vers notre destination. Au volant de notre rutilant 4×4 Toyota Rav4 (#pub), nous partons à la découverte des premières pistes jouxtant le Salar de Atacama (lac salé asséché). Le sol est torturé, les croûtes de sel d’une blancheur étincelante parsèment le paysage. La sécheresse est terrible, chaque respiration nous fait ressentir les 30% d’humidité de l’air.

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Après une première nuit dans un confortable hôtel (ça nous change des chambres miteuses !!), nous partons visiter la Vallée de la Lune dont les paysages s’approchent de ce que nous avons pu admirer la veille.

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Nous explorons un canyon exigu, escaladons une superbe dune de sable gris et terminons la visite par d’anciennes mines de sel. L’après-midi, nous visitons quelques lagunes à proximité de San Pedro.

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Ce n’est que le début de notre émerveillement.

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Départ aux aurores le jour suivant pour admirer les geysers del Tatio au lever du jour. C’est un vaste champ de fumerolles qui s’offre à nous au milieu des montagnes. Nous devons affronter le froid glacial mais la beauté surréaliste des lieux nous fait oublier nos engelures.

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Pour se réconforter, nous partons nous baigner dans une rivière superbe où nous sommes seuls au monde. Il s’avère que l’eau y est excellente, en effet des sources thermales se trouvent 1km en amont et nous pouvons en ressentir la chaleur et les bienfaits.

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Nous poursuivons notre périple aux lagunas Altiplanicas, deux superbes lagunes au pied de volcans enneigés. Les paisibles vigognes (sortes de lama sauvage) broutent les herbes sèches des hauts plateaux. Nous poursuivons notre route un peu plus au sud par hasard et tombons sur la sublime laguna Tarar. Selon moi la plus belle lagune de la région avec ces nuances de bleu, bordée de roches rouges et dominée par d’imposantes montagnes multicolores. Je vous laisse admirer le spectacle.

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Les 3 jours suivants sont consacrés à une expédition bolivienne. Vous pourrez retrouver le récit de nos aventures dans notre article sur le Salar de Uyuni et le Sud Lipez.

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Après une journée de repos bien méritée et blasés (!) des splendeurs qui nous ont été données de voir, nous décidons d’en savoir un peu plus sur la culture locale et le mode de vie des habitants. Nous allons rencontrer Karen qui nous explique comment fonctionnent les petits hameaux autonomes où les habitants vivent entre authenticité et modernité. La gestion de l’eau est une question centrale et est décidée en assemblée locale. L’irrigation des champs une fois par mois à tour de rôle permet la culture pour nourrir les hommes mais aussi les bêtes. Les oasis offrent aussi un panel de plantes médicinales encore utilisées de nos jours.

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Un peu plus tard, nous rencontrons Sandra, une éleveuse de lama, avec qui nous parcourrons les alentours.

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Avant notre départ, nous visitons le superbe site archéologique de Hierbas Buenas, un ensemble de roches couvertes de pétroglyphes (environ -10 000). Nous y admirons les gravures de lamas et toutes sortes d’animaux mais aussi de chamans et d’antiques déités. Juste à côté, se trouve la chaîne de montagne de Arcoiris (arc en ciel). Nous parcourons des dédales de pierres multicolores bordées de profonds canyons.

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