Pour une fois, on va écrire un article pour que vous puissiez ricaner un peu !
On décide de partir en bus de nuit pour aller à La Quiaca, la frontière argentino-bolivienne. Les bus de nuit, normalement, ça a deux avantages, se déplacer en économisant une chambre d’hôtel. Ça c’est la théorie. Mais passer 8 heures sans dormir à côté d’un gamin qui fait crisser un ballon de baudruche et d’un vieux qui écoute de la musique locale sans écouteurs, est plus proche de la réalité. Si tu ajoutes à cela la clim à fond alors que tu demandes au chauffeur de mettre du chauffage, la buée sur les vitres qui se transforme en glace quand tu approches des 3000m, le bus n’a plus que l’avantage de te déplacer…
On arrive tant bien que mal à destination, il est 5h du matin, il fait nuit noire et un froid glacial. On se dirige à pied vers le poste frontière. C’est un peu glauque comme toutes les villes frontalières vivant principalement de larcins et de trafics.
Heureux d’êtres arrivés au pont, on avance vers la douane argentine, et là, stupeur, c’est fermé ! Je crois que nous avons passé les deux plus longues heures de notre existence, par -10°C, à sautiller sur place pour ne pas perdre nos doigts de pieds, et à repousser les chiens errants un peu trop agressifs…
Nous trouvons néanmoins un peu de réconfort auprès d’un groupe d’uruguayens qui nous offre un café et une grapa miel ! Ils avaient prévu le coup, eux !
Les douaniers arrivent enfin et commencent à tamponner les sorties et les entrées. C’est à ce moment qu’on apprend qu’une grève des transports à durée indéterminée commence dans moins de 30 minutes en Bolivie…
On se magne à fond, gelés et essoufflés, mais nous devons d’abord trouver une banque pour retirer quelques Bolivianos. On y arrive tant bien que mal et on chope le dernier minibus avant le blocus ! Coup de bol !!
Morales de l’histoire :
TOUJOURS vérifier les horaires d’ouverture d’une frontière avant de se pointer.
On se les caille pendant que vous avez 35°.
Ça fait du bien de se plaindre 😉
Tout est bien qui finit bien !
