Nous avons quitté La Serena pour rejoindre Valparaiso située en bord de mer proche de Santiago. C’est une destination prisée des Chiliens et des touristes pour le charme de ses maisons colorées, son street art de qualité et la douceur de vivre qui y règne.
Port majeur du Chili, les marins d’autrefois avaient l’habitude de recouvrir les murs de leurs maisons de tôle ondulée et de les peindre aux couleurs de leurs bateaux. Cette tradition perdure et donne à la ville un caractère unique.
L’autre attrait de la ville réside dans ses ruelles et maisons couvertes de graffitis magnifiques. De nombreux artistes locaux, nationaux et internationaux expriment leur talent sur des pans de mur entiers. Certains quartiers sont mêmes transformés en musées à ciel ouvert où nous pouvons contempler les œuvres de peintres d’art moderne reconnus.
Après un premier jour passé à visiter les rues graffées et à avoir parcouru les points de vues des différents monts à proximité, nous nous installons à la terrasse d’un café pour prendre l’apéro. C’est à ce moment-là qu’Emilie me dit « tiens, on dirait qu’un métro est en train de passer en dessous… » Une seconde plus tard, on se rend compte qu’il n’y a pas de métro ici et que le sol bouge un peu trop fort et un peu trop longtemps. C’est un tremblement de terre ! Le serveur nous demande de venir nous mettre rapidement à l’abri dans l’entre-bâillement de la porte d’entrée. On reste là collés les uns aux autres pendant au moins trente secondes (qui paraissent plus). La sensation est impressionnante pour nous, c’est notre premier. Les Chiliens sont habitués et réagissent dans le calme. Ils prennent des nouvelles de leurs familles et de leurs amis par téléphone. A l’abri sur une colline, nous pouvons entendre les alertes tsunami hurler sur les zones plus basses de la ville. Dans l’heure qui suit, plusieurs répliques se font sentir dont une qui atteint la magnitude maximale du séisme. L’épicentre se trouve 300km plus au nord, tout proche de La Serena que nous avons quittée la veille. C’est un petit peu éprouvés que nous quittons le bar pour rejoindre notre hôtel. Les rues de la colline sont bondées, les commerçants vendent bouteilles d’eau, bougies et bières à des files interminables de clients.
Les deux jours suivants nous parcourons les ruelles de la ville et autres points d’intérêt. Son côté très bohème et artistique nous a beaucoup plu. C’est un vrai coup de cœur pour nous !





