Les terres humides de la West Coast

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Nous quittons les splendeurs du parc Abel Tasman pour nous rendre sur la côte Ouest de l’île du Sud. Cette côte est souvent appelée « Wetland » (terre humide), il y pleut environ 170 jours par an, ce que nous aurons la chance de vérifier !

Nous partons à Punakaiki qui est la porte d’entrée du parc national Papaora. Dans ce parc, nous faisons une randonnée dans le bush, le Porarori River/Punakaiki Loop qui dure à peu près 3 h. C’est le royaume de la fougère géante !

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Le saviez-vous ? La Nouvelle-Zélande devrait bientôt changer de drapeau et sûrement remplacer l’Union Jack et les étoiles de la constellation de la Croix du Sud actuels par une fougère.

Sur le retour, nous nous arrêtons aux Pancake Rocks qui se situent en face de l’entrée du parc, les rochers des falaises usés par le vent et les marées ont pris une forme de pancakes empilés, assez caractéristiques dans la région.

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Après nous être arrêtés rapidement à Hokitika, nous roulons vers le Sud jusqu’au glacier Franz Josef. Il pleut mais une éclaircie en fin d’après-midi nous permet d’aller le voir de plus près. Ce glacier est l’un des plus bas du monde, c’est-à-dire qu’il se situe pratiquement au niveau de la mer. C’est dingue qu’il y ait de la glace à une altitude aussi basse, il n’y a pas de neige à proximité, c’est assez irréel.

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Le lendemain, nous essayons d’aller voir l’autre glacier de la région, le Fox, mais il y a beaucoup trop de nuages, le glacier est complètement caché.

Tant pis, nous partons faire le tour du lac Matheson qui est réputé pour refléter les montagnes environnantes dans ses eaux très calmes. Il y a toujours beaucoup de nuages mais le spectacle reste très beau.

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Cap au sud de la Patagonie

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Après avoir quitté nos amis lions de mer, nous partons droit au sud pour rejoindre El Chalten puis El Calafate. Ce sont près de 32 heures de bus qui nous attendent… La Patagonie se mérite !
Après avoir changé 5 fois de bus, nous arrivons enfin à El Chalten, capitale argentine du trekking. On ne tergiverse pas sur le choix du logement et prenons, exténués, le premier dortoir qui s’offre à nous.

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Demain, nous attend notre premier trek pour nous rendre au pied du fameux Fitz Roy. Nous prions pour que le temps soit clément. Le sommet ne se dévoile que très rarement…
Nous partons à l’aube pour cette rando de 24km. Les premiers s’avalent facilement jusqu’au premier mirador. La chance nous sourit, le soleil brille sur la montagne laissant apparaître ses arrêtes singulières ! Nous poursuivons notre route jusqu’à la Laguna de los Tres au pied du Fitz Roy.

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La dernière heure est éprouvante, une montée raide entre roche, neige et éboulis. Nous arrivons enfin à notre but, malheureusement les nuages arrivent. Le vent se met à souffler si fort que mon sac à dos, pourtant rempli d’eau et de nourriture, s’envole à quelques mètres. C’est un bon aperçu de ce que peut être le climat ici.
Une fois rentrés à l’auberge, nous célébrons notre dernière soirée avec nos amis québécois autour d’un bon repas arrosé !

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Le lendemain, nous partons faire l’autre trek star de la région, le Cerro Torre. La marche est longue mais plus facile que la veille. Nous n’apercevons malheureusement pas la montagne qui est toute nuageuse. Mais nous pourrons admirer le glacier et la lagune pleine d’icebergs en contrebas.

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Nous retournons le soir même à El Calafate avec un couple de Français rencontrés en chemin. Demain nous attend le plus célèbre glacier du monde : le Perito Moreno.

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Une fois de plus la chance est avec nous, le temps est superbe. Nous pouvons admirer ce monstre de glace. Ses dimensions sont époustouflantes : 14km de long, 5km de large et 55m de hauteur ! Nous l’entendons craquer, pouvons voir tomber de gros blocs dans le lac avec un vacarme impressionnant, une expérience unique !

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Huaraz et la Cordillera Blanca

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Après Cusco et la Vallée Sacrée, nous décidons de monter un peu plus au nord. Nous nous rendons à Huaraz, camp de base pour explorer la Cordillera Blanca. Cette chaîne de montagne est la deuxième plus haute du monde après l’Himalaya et compte plus de 50 pics dépassant 5700m, 18 à plus de 6000m et le Huascarán, sommet le plus haut du Pérou qui culmine à 6768m. Pour la petite histoire, c’est l’une des montagnes de cette cordillère, le Artesonraju, qui aurait inspiré le célèbre logo de Paramount…

Motivés, nous réservons le fameux trek de Santa Cruz qui doit s’étaler sur 3 jours. Manque de bol (ou signe du destin) le responsable de l’agence nous prévient la veille à 20h que la rando est annulée car il n’y a pas assez de monde… Nous nous rabattons sur des sorties à la journée.

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Le lendemain, c’est parti pour la Laguna 69. Avant d’être déposés au pied du sentier, nous passons par une première grande lagune d’un bleu turquoise absolument magnifique.

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Le chemin démarre au pied du Huascarán et monte sans arrêt pendant 3 heures jusqu’à 4400m. On en bave et on se dit que finalement c’est peut-être une bonne chose que le trek de 3 jours ait été annulé…

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En arrivant à la lagune, nous sommes émerveillés par la beauté de l’eau d’un bleu fluorescent sous les rayons du soleil. Le contraste de l’eau, de la roche et du glacier plus haut est du plus bel effet.

 

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Le jour suivant, nous partons pour le glacier Pastoruri. La route est superbe, nous admirons la lagune aux 7 couleurs, des plantes centenaires ne fleurissant qu’une fois dans leur vie, des peintures rupestres et un panorama époustouflant sur les sommets enneigés.

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La marche de 2 heures jusqu’au glacier à 5200m est plus facile que la veille mais se fait à un rythme lent pour éviter l’essoufflement. On peut observer l’impact du changement climatique, le glacier a reculé de plusieurs centaines de mètres en une trentaine d’années laissant place à un paysage lunaire où quelques rares plantes commencent à se développer.

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Sur le glacier, nous découvrons quelques crevasses et grottes. Les strates de glace superposées nous font remonter dans le temps. Au détour d’un rocher nous admirons quelques empreintes du passé.

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