La charmante Luang Prabang

Encore un trajet en bus interminable et un passage de frontière à s’arracher les cheveux ! Le Laos, ça se mérite ! Nous mettons 28h à atteindre Luang Prabang depuis Hanoi, dont 3h à batailler à la frontière alors qu’il n’y a que notre bus…
Nous ne le comprendrons que plus tard mais c’était pour s’acclimater au rythme laotien !

Nous finissons quand même par arriver dans la jolie ville de Luang Prabang. Ancienne capitale du Laos, elle a gardé son charme colonial, ce qui en fait le lieu le plus touristique du pays. Ok il y a beaucoup de monde et les prix sont plus élevés que partout ailleurs mais ça vaut la peine d’y rester quelques jours et de profiter de sa douceur de vivre.

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Bordée par le Mékong et la Nam Khan, nous parcourons facilement la ville à pied d’une rivière à l’autre. Après avoir fait un grand tour, nous allons visiter le musée des arts traditionnels et d’ethnologie (TAEC) où nous découvrons les modes de vie de différentes tribus du Laos.

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Le soir, nous traversons un pont en bambou pour aller sur la rive nord et déguster un barbecue laotien.

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Le 2e jour, nous visitons l’ancien Palais Royal, nous sommes étonnés par la différence de faste entre les salles de réceptions très clinquantes et les pièces privées de la famille royale très minimalistes.

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Nous allons ensuite voir le temple Wat Xieng Thong, le plus beau de la ville, qui en compte beaucoup (trop ?).

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Nous poursuivons par la colline du Phu Si depuis laquelle nous avons une très belle vue de la ville. Les marches pour y accéder sont bordées de temples et de statues de Bouddha.

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Le soir, nous mangeons au marché de nuit pour 3 francs 6 sous. Nous nous promenons dans le marché d’artisanat où nous aurions envie de tout acheter !

Le 3e jour, nous louons un scooter pour aller nous promener dans les environs. A 34 km de la ville, nous nous arrêtons aux cascades de Kuang Si. Les chutes d’eau sont très belles, elles forment des bassins sur plusieurs niveaux. Et l’eau est turquoise !

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Le soir, nous dînons dans un très bon resto laotien où nous prenons une assiette de dégustation des spécialités culinaires du pays.

Le dernier jour, avant de prendre le bus, nous assistons à l’aumône des moines vers 6h du matin. Les gens se mettent en ligne sur le trottoir et leur donnent de la nourriture en file indienne. Ils font ça tous les jours.

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Le lac Titicaca, berceau des civilisations andines

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La Bolivie et le Pérou se partagent le plus haut lac du monde. A quelques heures de La Paz, Copacabana est notre première destination sur le lac Titicaca.

De cette ville, nous allons pouvoir visiter les environs et la fameuse Isla del Sol, berceau de la civilisation Inca. Nous allons tout d’abord grimper au sommet du Cerro Calvario, à proximité de Copacabana, par un chemin bien pentu qui donne tout son sens au nom de cette montagne… De là-haut, la vue est superbe, nous distinguons pratiquement tout le contour du lac. Nous assistons à d’étranges cérémonies où Boliviens et Péruviens font bénir de petits objets qui représentent ce qu’ils souhaitent obtenir pendant l’année. A mi-chemin entre rite païen et chrétien, la bénédiction n’épargne pas les voitures, toutes revêtues de leurs parures de fête.

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Le lendemain, souhaitant quitter un peu le tumulte de la ville, nous décidons de partir randonner dans les alentours. Les petits villages typiques sont magnifiques. Les coteaux et les eaux cristallines du lac contrastent d’une superbe manière.

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Le surlendemain, nous partons pour Isla del Sol. C’est ici que la civilisation Inca a vu le jour. Il est possible que Tiwanaku aussi mais des doutes subsistent. Après quelques heures de bateau, nous sommes posés au nord de l’île. Nous allons randonner pour voir différents sites archéologiques et des paysages idylliques.

 

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Ici, il n’y a ni route, ni voiture, les gens vivent en quasi autarcie, cultivant les vivres sur des terrasses comme leurs ancêtres.

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Nous passons la nuit au centre de l’île dans le petit village de Challa. Seuls au monde, nous profitons des dernières heures du jour sur une superbe plage de sable fin. J’en profite pour faire une petite brasse dans le lac à 10°C.

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Le lendemain, nous partons pour le sud le l’île ou d’autres vestiges nous attendent. Comme fréquemment ces jours-ci, des fanfares rythment le centre ville de Yumani. C’est la fête nationale, nous en profitons pour regarder quelques danses folkloriques.

De retour à Copacabana, nous partons pour le côté péruvien du lac. Le passage de la frontière se fait sans encombre mais le monde nous fait arriver tard à Puno. Cette ville est la 2ème destination touristique du Pérou après Cusco. D’ici, nous allons graviter sur le lac entre les Uros, Amantani et Taquile.

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Les Uros sont des îles flottantes faites de joncs. Cet habitat seculaire était utilisé par les locaux pour fuir les peuples belliqueux comme les incas. Ce mode de vie traditionnel est conservé aujourd’hui. C’est très beau et le mode de fabrication est très intéressant mais les méthodes « commerciales » sont assez sournoises. Note pour la suite du voyage : toujours demander le prix d’un service ou d’un cadeau qui paraît offert. Le prix est annoncé après coup et est non négociable…

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Après les Uros, nous partons à Amantani où règne une atmosphère moins mercantile. Nous sommes accueillis par une famille qui nous apprendra beaucoup sur l’île et le mode de vie des habitants. Nous visitons les ruines des temples de Pachamama (terre mère) et Pachatata (terre père), symboles de la dualité et de l’harmonie dans les cultures andines. Nous sommes émerveillés par le coucher de soleil et le ciel étoilé.

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Dernière île de notre tour, Taquile. L’île est belle mais nous retrouvons ce côté business qui nous a tant déplus sur les Uros.

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S’il ne faut choisir qu’un côté du lac Titicaca, on conseille de faire plutôt le côté bolivien, c’est moins touristique et plus sauvage.

Demain départ pour Cusco, le nombril du monde Inca !

Galère à la frontière (Argentine-Bolivie)

Pour une fois, on va écrire un article pour que vous puissiez ricaner un peu !

La Quiaca

On décide de partir en bus de nuit pour aller à La Quiaca, la frontière argentino-bolivienne. Les bus de nuit, normalement, ça a deux avantages, se déplacer en économisant une chambre d’hôtel. Ça c’est la théorie. Mais passer 8 heures sans dormir à côté d’un gamin qui fait crisser un ballon de baudruche et d’un vieux qui écoute de la musique locale sans écouteurs, est plus proche de la réalité. Si tu ajoutes à cela la clim à fond alors que tu demandes au chauffeur de mettre du chauffage, la buée sur les vitres qui se transforme en glace quand tu approches des 3000m, le bus n’a plus que l’avantage de te déplacer…
On arrive tant bien que mal à destination, il est 5h du matin, il fait nuit noire et un froid glacial. On se dirige à pied vers le poste frontière. C’est un peu glauque comme toutes les villes frontalières vivant principalement de larcins et de trafics.
Heureux d’êtres arrivés au pont, on avance vers la douane argentine, et là, stupeur, c’est fermé ! Je crois que nous avons passé les deux plus longues heures de notre existence, par -10°C, à sautiller sur place pour ne pas perdre nos doigts de pieds, et à repousser les chiens errants un peu trop agressifs…
Nous trouvons néanmoins un peu de réconfort auprès d’un groupe d’uruguayens qui nous offre un café et une grapa miel ! Ils avaient prévu le coup, eux !
Les douaniers arrivent enfin et commencent à tamponner les sorties et les entrées. C’est à ce moment qu’on apprend qu’une grève des transports à durée indéterminée commence dans moins de 30 minutes en Bolivie…
On se magne à fond, gelés et essoufflés, mais nous devons d’abord trouver une banque pour retirer quelques Bolivianos. On y arrive tant bien que mal et on chope le dernier minibus avant le blocus ! Coup de bol !!

Morales de l’histoire :
TOUJOURS vérifier les horaires d’ouverture d’une frontière avant de se pointer.
On se les caille pendant que vous avez 35°.
Ça fait du bien de se plaindre 😉
Tout est bien qui finit bien !