Les terres humides de la West Coast

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Nous quittons les splendeurs du parc Abel Tasman pour nous rendre sur la côte Ouest de l’île du Sud. Cette côte est souvent appelée « Wetland » (terre humide), il y pleut environ 170 jours par an, ce que nous aurons la chance de vérifier !

Nous partons à Punakaiki qui est la porte d’entrée du parc national Papaora. Dans ce parc, nous faisons une randonnée dans le bush, le Porarori River/Punakaiki Loop qui dure à peu près 3 h. C’est le royaume de la fougère géante !

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Le saviez-vous ? La Nouvelle-Zélande devrait bientôt changer de drapeau et sûrement remplacer l’Union Jack et les étoiles de la constellation de la Croix du Sud actuels par une fougère.

Sur le retour, nous nous arrêtons aux Pancake Rocks qui se situent en face de l’entrée du parc, les rochers des falaises usés par le vent et les marées ont pris une forme de pancakes empilés, assez caractéristiques dans la région.

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Après nous être arrêtés rapidement à Hokitika, nous roulons vers le Sud jusqu’au glacier Franz Josef. Il pleut mais une éclaircie en fin d’après-midi nous permet d’aller le voir de plus près. Ce glacier est l’un des plus bas du monde, c’est-à-dire qu’il se situe pratiquement au niveau de la mer. C’est dingue qu’il y ait de la glace à une altitude aussi basse, il n’y a pas de neige à proximité, c’est assez irréel.

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Le lendemain, nous essayons d’aller voir l’autre glacier de la région, le Fox, mais il y a beaucoup trop de nuages, le glacier est complètement caché.

Tant pis, nous partons faire le tour du lac Matheson qui est réputé pour refléter les montagnes environnantes dans ses eaux très calmes. Il y a toujours beaucoup de nuages mais le spectacle reste très beau.

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Samaipata, entre archéologie et botanique

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Après un éprouvant voyage depuis Sucre, nous sommes arrivés dans la petite bourgade de Samaipata. Cette localité est le point de départ pour visiter le site pré-inca de El Fuerte ainsi que le parc national Amboro.

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Déposés à 4h30 du matin aux abords de la ville, nous ne tardons pas à faire connaissance avec 3 autres galériens : Virginie, Anaïs et Arnaud. Après avoir longuement patienté et trouvé un logement, nous rencontrons Charlène et Axel au marché. Ce seront nos acolytes pour la suite du périple. Une fois repus, nous partons en quête de l’agence qui nous guidera dans le parc national. Malheureusement, les pluies torrentielles changeront maintes fois notre programme, les glissements de terrains suivants limiteront les déplacements pendant une semaine…

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Pas dégonflés pour un sou, nous partons le surlendemain pour El Fuerte. Situé au sommet d’une montagne à quelques kilomètres de la ville, ce vestige pré-inca (à partir de 300 après JC) est le plus grand monolithe taillé au monde. L’immense roc de grès rouge est gravé, taillé et extrudé sur plus de 200 m de long et 60 m de large. De multiples formes géométriques, escaliers, niches, rainures, et représentations de félins ornent l’ensemble. L’usage initial du lieu reste un mystère. Chacun y va de sa théorie. Une station de lavage de l’or, un centre astronomique ou cérémoniel, une piste de décollage de soucoupes volantes…

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Nous vous laissons faire votre choix. Nous avons plus de certitudes quant à son utilisation plus tardive. Les incas en prirent possession et agrandirent le lieu pour en faire une capitale locale. On y trouvait un centre cérémoniel, administratif, marchand et militaire. En effet, le l’endroit constituait un lieu stratégique aux frontières de l’empire. Plus tard encore, El Fuerte fut pris par les Espagnols qui en firent un poste militaire dont il garde aujourd’hui’hui le nom.

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En repartant vers Samaipata, nous pouvons contempler le visage de l’inca gardant l’entrée. Forme anthropomorphique naturelle ou faite par la main de l’homme : un mystère de plus !

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Le jour suivant, nous partons dans la forêt primaire à une heure de piste de la ville. Le chauffeur n’avait pas prévu le coup mais ce fut une vraie galère pour monter la voiture dans la forêt des nuages… Il nous a fallu plus d’une heure pour la sortir d’un bourbier, et finalement parcourir les derniers kilomètres à pied : l’aventure !

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Une fois arrivés dans cette forêt plus que millénaire, nous sommes surpris par l’absence de bruit et d’animaux. En effet, les plantes préhistoriques ont un mode de vie totalement différent des plantes actuelles. Elles ne produisent pas de fleurs ni de fruits (donc pas d’animaux…), ont une croissance très lente mais une longévité à toute épreuve. A titre d’exemple, les fougères géantes que vous pouvez voir ici sont millénaires. La révolution française se situe à peu près à 2 m de la cime… Cette visite dans le temps guidée par une biologiste fut très riche d’apprentissage.

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Le lendemain, nous partons sur le plus beau site au monde d’observation des condors. Après deux longues heures de piste, nous arrivons enfin au pied de leur temple. Nous ne voyons pas grand chose car la brume tarde à se lever. Cela nous permettra de faire les 2 heures d’ascension à un rythme détendu. Arrivés au sommet des crêtes, la vue est époustouflante mais il n’y a aucun condor à l’horizon. Nous cherchons tant bien que mal la trace d’une plume, mais n’apercevons que des traces de guano. C’est la première fois en 8 ans que notre guide ne voit pas l’oiseau emblème. Pas de bol, ça tombe sur nous…

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En redescendant dans la vallée, nous sommes accueillis par une famille vivant en totale autarcie. Nous dégustons un poulet du cru qui n’a rien à voir avec le poulet que nous connaissons. Énorme, ferme et avec du goût, c’était peut-être lui notre condor 😉

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