Les chutes d’Iguazu : Brésil vs Argentine

Les chutes d'Iguaçu

Arrivés à Foz de Iguaçu, côté Brésilien, nous trouvons une petite auberge avant de nous rendre aux fameuses chutes.
La visite s’organise le long d’un sentier de quelques kilomètres qui offre des panoramas fabuleux sur les chutes. Le temps est avec nous, le soleil nous offre de multiples arcs-en-ciel dans les embruns. Plus nous avançons, plus nous nous approchons du « gouffre du diable », le clou du spectacle ! Son vrombissement se fait entendre à plusieurs kilomètres à la ronde ! Arrivés à son pied, il faut sortir la tenue de pluie, nous sommes trempés en quelques minutes. C’est vraiment très impressionnant d’être à quelques mètres d’où se jettent de près de 90 mètres de haut des millions de litres d’eau chaque seconde ! Restant un peu de temps avant le coucher du soleil, nous visitons le parc aux oiseaux, qui se trouve juste en face du parc des chutes.

Toucan

Les chutes d'Iguaçu

Nous rentrons ébahis et planifions notre visite côté Argentin. Selon les dires d’autres voyageurs, il est encore plus impressionnant.

Deuxième jour, le temps est capricieux, il a plu toute la nuit et le ciel est couvert. Nous décidons de prendre notre temps aujourd’hui. Nous passons la frontière sans encombre et partons à la recherche d’une banque pour récupérer quelques pesos. C’est ici que commence la galère. Il nous a fallu faire le tour de Puerto Iguazu et des queues interminables pour pourvoir retirer de l’argent. Il y a un gros problème d’inflation en Argentine en ce moment. Tout le monde veut être payé en cash mais les retraits sont limités. De plus, pour nous pauvres touristes, nos cartes ne sont pas acceptées dans la plupart des banques ou moyennant des frais exorbitants…
Passés ce tracas, nous nous baladons dans cette petite bourgade et finissons dans un petit marché local où nous dégustons une picada composée de charcuterie et de fromage ! La France n’a pas le monopole !

Le lendemain, le temps est à nouveau clément. Nous partons aux aurores pour le parc national. Le côté argentin est plus grand et nous allons découvrir tout au long de la journée des spectacles de plus en plus grandioses ! Les visites s’articulent autours de plusieurs sentiers et passerelles : un au pied des chutes, un en haut, et une dernière passerelle menant jusqu’au sommet du désormais fameux « gouffre du diable ».

Les chutes d'Iguaçu

Une fois de plus, les vues sont splendides, on approche de plus près les cascades. La météo favorable nous gâte en arcs-en-ciel, ballets de papillons multicolores, etc. La faune est plus riche de ce côté, nous avons pu observer les téméraires quoatis, des singes capucins, des oiseaux multicolores et des lézards géants.

Un quoati

Arrivés au gouffre après plus de 15 km de marche, c’est l’émerveillement : il ne nous a jamais été donné de voir quelque chose d’aussi beau, grand et puissant dans notre vie ! On se sent humbles et en admiration totale devant ce que la nature nous offre.

Les chutes d'Iguaçu

Les chutes d'Iguaçu

Sao Paulo ou le tumulte d’une mégalopole

Vue de Sao Paulo

Nous sommes arrivés à Sao Paulo en bus depuis Paraty. Nous avons été accueilli par Rafa, un copain d’école de Mat. Il habite dans un immeuble de 25 étages. Depuis le balcon nous pouvons contempler des gratte-ciels à perte de vue. Après avoir déposé nos affaires chez lui, nous sommes partis nous balader dans le quartier voisin de Vila Madalena.

Nous avons adoré ce quartier très vivant et cosmopolite. Dans toutes les rues, on trouve des bars, des restos, des boutiques et des galeries, tous plus sympas les uns que les autres !
Rafa nous fait découvrir plusieurs bars aux ambiances différentes dans lesquels nous avons pu tester plusieurs bières locales. Nous sommes ensuite partis dîner dans un restaurant japonais. Il y a une énorme communauté japonaise au Brésil et de ce fait, on y trouve un gastronomie nippone très développée. Le dîner était succulent, assez différent de ce qu’on peut trouver en France. Nous avons dégusté entre autres des sashimis marinés avec des algues et des épices, des makis chauds et un tout un tas de nouvelles saveurs inconnues !

Le lendemain, Rafa nous a emmené au marché où nous avons mangé notre premier pastel avec un jus de canne fraîchement pressée. Nous sommes ensuite partis au Coffee Lab, un café spécialisé dans les expériences autour du café. Nous avons pu découvrir que la moulure du café pouvait complètement en changer le goût et que le fromage sublimait l’arôme d’un café alors que le chocolat l’atténuait. C’était très ludique ! A midi, nous avons mangé la spécialité brésilienne par excellence : la feijoada. A l’origine préparé par les esclaves, c’est une sorte de cassoulet avec des haricots noirs et des morceaux de porcs. Le tout accompagné de riz évidemment ! Durant l’après-midi, nous avons fait un marché d’antiquités assez proche de nos puces parisiennes.

En rentrant, nous avons profité du sauna qui se trouve dans l’immeuble et nous avons filé en boîte pour fêter l’anniversaire d’une copine de Rafa.

As Veia, en dehors de Sao Paulo
Le dimanche midi, nous sommes partis en dehors de la ville chez As Veia. Cet endroit hors du commun est l’œuvre d’une vie d’un antiquaire. Tous les bâtiments sont faits de matériaux de récupération. Aujourd’hui, l’ensemble est composé de bars, restaurants et de petites boutiques vintage.

Le sandwich à la mortadelle

Le quatrième jour, nous avons visité le Centro, l’ancien centre économique, et Liberdade, le quartier japonais. Nous avons moins apprécié ces quartiers où on constate à nouveau le paradoxe du Brésil, à savoir que l’extrême richesse côtoie l’extrême pauvreté. Il n’en demeure pas moins de beaux bâtiments historiques com mes les anciens sièges de banques, les cathédrales, et un marché somptueux où nous avons mangé un sandwich à la mortadelle gargantuesque !

Enfin, le dernier jour, nous sommes allés au MASP, le musée d’art de Sao Paulo où on trouve une très belle collection de toiles de peintres européens et brésiliens. Après cela, nous avons été prendre le bus qui nous emmènera aux chutes d’Iguaçu.

Paraty, un petit coin de paradis

Une rue de Paraty

Paraty est une petite ville coloniale du XVIIe siècle située entre Rio de Janeiro et Sao Paulo.
C’est un ancien port qui servait à transporter l’or découvert dans la région vers le Portugal. Il fut complètement abandonné quand le commerce de l’or fut rapatrié à Rio. L’architecture de l’époque est donc parfaitement conservée car la ville n’a été redécouverte que dans les années 50.

L'église de Paraty
Paraty est surnommée le « Saint Tropez » du Brésil car c’est une ville pleine de charme très appréciée des touristes en haute saison. Heureusement pour nous, c’est l’hiver au Brésil en ce moment, nous avons donc pu profiter tranquillement de cet agréable havre de paix.
Une douceur de vivre y règne. Il fait bon flâner dans les ruelles aux maisons blanches et aux fenêtres de toutes les couleurs. La ville est vraiment très belle, toutes les rues sont pavées et il y a plein de petits restos, bars, boutiques et galeries d’art.

Des bateaux à Paraty
Après nous être baladés tout l’après-midi, nous avons dîné dans un petit resto local. Nous avons ensuite trouvé un petit bar très agréable, près de l’eau avec de la musique de années 20, où nous avons dégusté différentes caipirihnas. Nous avons pu découvrir que la cachaça, c’est très très bon mais qu’il ne faut pas en abuser !

La ferveur de Rio de Janeiro

Corcovado

Ville mythique pour son Carnaval, ses plages, et son Christ rédempteur, Rio est une ville qui en jette plein la vue. C’est aussi une ville pleine de contrastes où l’extrême richesse côtoie l’extrême pauvreté.

Vue du Pain de Sucre

Les paysages sont sublimes. Dès le premier jour, on a pu admirer depuis les hauteurs du Pain de Sucre, à perte de vue, des collines et rocs vertigineux, les plages interminables de Copacabana et Ipanema, les favelas au pied des immeubles grand luxe…

Courageux, nous décidons de partir ensuite à Copacabana à pied, nos guiboles s’en souviennent encore ! Malgré un temps parfait (grand soleil, 25°) c’est la basse saison ici. Il n’y a que des locaux et on se fait vite repérer par tous les vendeurs ambulants. En fin d’après-midi, nous nous dirigeons vers le Centro pour admirer quelques beaux bâtiments comme le théâtre. Le soir, nous dînons dans un petit restaurant local où à notre grande surprise on nous a servi le vin dans des tasses ! Original !

Jardin botanique de Rio

Le lendemain, direction le Corcovado où se trouve le Christ rédempteur qui domine toute la baie. Cette immense statue est posée sur un piton rocheux, on y accède par un petit train à crémaillère. Au sommet, la vue à 360° offre une perspective encore plus intéressante sur la ville. Afin de s’éloigner du tumulte de la ville et de la foule de touristes, nous passons l’après-midi au jardin botanique. C’est sur les lieux d’une ancienne fabrique de poudre à canon que des passionnés ont décidé de planter ce magnifique jardin. Après le repas, nous partons à Lapa, haut lieu de la nuit des Cariocas. Ici nous sentons toute la ferveur de Rio, en pleine semaine, le quartier s’anime, on chante, on danse et on boit !

Deltaplane

Pour notre dernier jour à Rio, nous partons à San Conrado, une petite ville un peu plus au sud pour le baptême de parapente d’Emilie. Du haut de la plateforme de décollage, la vue sur la baie est une fois de plus superbe. Émilie s’élance sans crainte de ce ponton niché à plus de 500m et profite à fond de son vol. L’après-midi, nous partons à Santa Teresa, le Montmartre de Rio. Ce quartier colonial a été bâti au sommet d’une colline afin de fuir une épidémie de fièvre jaune qui sévissait dans la vallée. Il fut peu à peu abandonné car encerclé de favelas. Aujourd’hui, une atmosphère étrange y règne. Les somptueuses demeures coloniales en ruines avoisinent des maisons en briques colorées. Le soir, nous mangeons dans notre premier restaurant « au kilo ». C’est un grand buffet où le prix dépend uniquement du poids de l’assiette. Je ne sais pas si c’est très rentable mais Émilie était ravie. Elle a pu manger des légumes pour la première fois depuis notre départ !

Demain départ pour Paraty

Bem vindo ao Brasil !

Ubatuba, vue de la maison

Nous avons débarqué au Brésil le 4 juin. Eric, le père d’une amie de Mathieu vivant à Rio, est venu nous chercher avec Glaura, sa femme, Pablo et Diego, leurs fils, à l’aéroport. Nous sommes directement partis à Ubatuba dans la maison du frère de Glaura. Ubatuba se trouve à 4 heures 30 de route de Rio en allant vers Sao Paulo.

Autant vous dire que ces 4 premiers jours ont été un peu comme des « vacances » avant le grand saut. Nous avons été accueillis comme des princes par toute la famille. Nous avons fait du bateau, sommes allés à la plage et avons fait la fête autour de succulents barbecues comme les brésiliens savent si bien les faire.

Nous en avons bien profité sachant que ce ne sera pas toujours aussi facile !

Ubatuba, en bateau