Comment survivre financièrement quand on voyage en Argentine ?

Argent

Lors de notre premier passage au nord de l’Argentine, nous avions été terriblement surpris par les prix et l’inflation. Par rapport à notre guide de voyage de l’année précédente, tous les tarifs étaient à multiplier par deux voire trois. Autant dire que ces deux premières semaines ont été une période de vaches maigres. A nous les hostels miteux hors de prix et les sandwichs sans sauce à tous les repas…

L’Argentine subit une crise financière terrible depuis quelques années, un peu comme la Grèce actuellement. Pour palier à son insolvabilité, la banque centrale argentine imprime des pesos à pleins tubes. Cette politique dévalue la monnaie dramatiquement et provoque une flambée des prix sans précédent.

Nous étions très inquiets pour notre retour dans le sud du pays, d’autant plus que cette région est connue pour être beaucoup plus chère que le nord… Mais ça c’était avant ! En effet, nous avons pu échanger avec plusieurs voyageurs et locaux qui nous ont révélé leurs secrets pour améliorer leur train de vie !

Le Blue Market
Vous rêvez d’augmenter votre taux de change de 60% ? En Argentine, c’est possible ! Le taux de change officiel du peso argentin est régi par la banque centrale. Autant dire que celui-ci ne représente pas du tout la réalité économique. Si vous changez de l’argent dans un bureau officiel ou retirez avec votre carte bancaire au distributeur, vous obtiendrez environ 1 euro pour 10 pesos. Entrez en Argentine avec des dollars ou des euros, allez les changer au Blue Market (comprenez au marché noir…) et vous en obtiendrez 16 ! Ça change la vie ! Dans chaque ville, il suffit de repérer les personnes vous proposant de faire du change dans la rue et d’opérer avec eux. C’est un peu bizarre au début, mais ça marche ! Pour obtenir le meilleur taux possible, n’hésitez pas à faire jouer la concurrence, négociez, et changez de préférence des gros billets.
Si vous vous retrouvez à cours de devises, pas de panique. Il existe d’autres solutions pour obtenir le fameux taux de change. Des sites internet vous proposent de réaliser un paiement en ligne en euros et d’aller récupérer instantanément cette somme en pesos « Blue » dans une agence de transfert d’argent. Pour citer deux sites testés et approuvés : smallworldfs.com et azimo.com (ces sites marchent principalement pour les pays européens). C’est magique ! Attention, les lieux de retraits sont limités aux moyennes et grandes villes et ne fonctionnent pas le dimanche.

La négociation
C’est une habitude que nous n’avons guère en France mais qui a toute sa place ici. Cela ne demande pas grand effort et permet des économies la plupart du temps. Maintenant que vous êtes riches de pesos en liquide, demandez systématiquement un discount pour paiement en cash et sans facture… Cela marche avec pratiquement toutes les dépenses importantes : logements, transports, magasins (hors supermarchés), agences touristiques et de voyage… Vous pouvez compter sur un rabais de 10% minimum.
Enfin, une dernière petite astuce si vous voyagez en bus. Vous trouverez comme nous que les prix sont absolument indécents par rapport aux pays voisins. Avant de demander votre réduction pour paiement en espèces, demandez s’il n’existe pas une promotion sur le trajet voulu. En vous y prenant un peu à l’avance, vous pouvez facilement avoir la première classe (cama) au prix de la seconde (semi-cama) ou obtenir un rabais substantiel. Enfin, et cela s’applique pour tout lorsqu’on voyage au long cours, faites jouer la concurrence systématiquement !

Bon voyage !

Buenos Aires, comme un air de Paris en Amérique du Sud

image

Nous quittons avec regret la Patagonie pour nous envoler vers Buenos Aires, notre dernière étape en Argentine.
Après 3 semaines à voyager dans la nature, nous sommes un peu étourdis par la circulation et la foule en arrivant dans la capitale argentine.
Mais très vite, nous retrouvons nos marques, la ville nous semble familière car il y a clairement un air de ressemblance avec l’Europe et en particulier avec Paris.

Nous choisissons de loger dans le quartier de San Telmo. On nous a dit que c’était là où l’on pouvait voir le vrai visage de Buenos Aires. Nous galérons à trouver un hôtel abordable et ayant une chambre disponible pour 5 nuits. Nous finissons par trouver l’hôtel Bolivar, c’est très loin d’être le grand luxe mais ça fera l’affaire.

Nous avons une mission particulière à Buenos Aires, il faut que nous achetions impérativement une tente avant de partir car nous camperons à l’Ile de Pâques et à Fakarava (Polynésie). Nous écumons le quartier de Microcentro où se trouvent la majorité des vendeurs de matériel de camping mais les prix sont très chers. Finalement, en nous renseignant, nous finissons par trouver un vendeur pro sur un site type « leboncoin » et allons chercher notre précieuse juste avant de partir. Sauvés !

Rassurez-vous, nous avons quand même eu le temps de visiter la ville !
Nous allons d’abord à Puerto Madero, un quartier très chouette qui ressemble un peu aux quais de Seine à Paris.

image
Juste à côté, il y a une réserve écologique, une enclave de nature au sein de la ville. Nous nous y baladons un après-midi pour fuir un peu la civilisation 😉

image

Le jour suivant, nous visitons le Musée des Sciences Naturelles où nous voyons de très beaux squelettes de dinosaures et un paquet d’animaux naturalisés. Ce musée est très sympa et ça change des musées d’art.

image

image

En fin d’après-midi, nous allons à Palermo Viejo, le quartier bobo-cool-hype. Et le soir, nous retrouvons Marco, un cousin éloigné de Mathieu, et allons dîner péruvien.

Le lendemain, direction le quartier de Recoleta pour visiter son fameux cimetière, là où est enterrée Eva Perron. Ca nous fait un peu penser au Père Lachaise.

Enfin, le dernier jour, nous nous baladons dans San Telmo. C’est un quartier ancien avec des immeubles haussmanniens assez délabrés mais très beaux. Îl y a des antiquaires à chaque coin de rue. L’ambiance est très sympa. Nous avons même la chance de voir des danseurs de tango sur une petite place.

Cap au sud de la Patagonie

image

Après avoir quitté nos amis lions de mer, nous partons droit au sud pour rejoindre El Chalten puis El Calafate. Ce sont près de 32 heures de bus qui nous attendent… La Patagonie se mérite !
Après avoir changé 5 fois de bus, nous arrivons enfin à El Chalten, capitale argentine du trekking. On ne tergiverse pas sur le choix du logement et prenons, exténués, le premier dortoir qui s’offre à nous.

image

Demain, nous attend notre premier trek pour nous rendre au pied du fameux Fitz Roy. Nous prions pour que le temps soit clément. Le sommet ne se dévoile que très rarement…
Nous partons à l’aube pour cette rando de 24km. Les premiers s’avalent facilement jusqu’au premier mirador. La chance nous sourit, le soleil brille sur la montagne laissant apparaître ses arrêtes singulières ! Nous poursuivons notre route jusqu’à la Laguna de los Tres au pied du Fitz Roy.

image

La dernière heure est éprouvante, une montée raide entre roche, neige et éboulis. Nous arrivons enfin à notre but, malheureusement les nuages arrivent. Le vent se met à souffler si fort que mon sac à dos, pourtant rempli d’eau et de nourriture, s’envole à quelques mètres. C’est un bon aperçu de ce que peut être le climat ici.
Une fois rentrés à l’auberge, nous célébrons notre dernière soirée avec nos amis québécois autour d’un bon repas arrosé !

image

Le lendemain, nous partons faire l’autre trek star de la région, le Cerro Torre. La marche est longue mais plus facile que la veille. Nous n’apercevons malheureusement pas la montagne qui est toute nuageuse. Mais nous pourrons admirer le glacier et la lagune pleine d’icebergs en contrebas.

image

Nous retournons le soir même à El Calafate avec un couple de Français rencontrés en chemin. Demain nous attend le plus célèbre glacier du monde : le Perito Moreno.

image
Une fois de plus la chance est avec nous, le temps est superbe. Nous pouvons admirer ce monstre de glace. Ses dimensions sont époustouflantes : 14km de long, 5km de large et 55m de hauteur ! Nous l’entendons craquer, pouvons voir tomber de gros blocs dans le lac avec un vacarme impressionnant, une expérience unique !

image

Safari à la péninsule Valdés

image

Nous quittons les lacs de Bariloche pour rejoindre Puerto Madryn sur la côte atlantique. Un peu plus au nord, se situe la péninsule Valdés, une presqu’île protégée et inscrite au patrimoine de l’Unesco.

Avec nos acolytes canadiens rencontrés à Bariloche, nous arrivons tôt à Puerto Madryn et nous mettons en quête d’un loueur de voiture et d’un club de plongée pour organiser rapidement les 3 jours que nous devons passer dans la région. Mais nous déchantons rapidement car, après nos premières investigations, les plongées ne s’effectuent que le matin (et coûtent incroyablement chères) et les routes sont impraticables à cause de la pluie des jours précédents. C’est la douche froide, tous nos plans tombent à l’eau. Dépités, nous allons prendre un petit-déjeuner dans un café et décidons de reprogrammer les choses pour ne pas perdre complètement notre journée.

Nous trouvons finalement un loueur qui nous dit que les routes sont un peu boueuses mais qu’il n’y a rien d’alarmant. Nous allons ensuite voir un autre club de plongée, négocions les prix et bookons pour le dernier jour. Enfin vers 12h, nous partons pour Punta Tombo à 170 km au sud. Là-bas, nous découvrons une immense colonie de pingouins de Magellan qui glandouillent tranquillement près de la plage. C’est très impressionnant car il y en a à perte de vue, 400 000 d’après le guide ! Le soir, nous rentrons à Puerto Madryn pour dormir.

image

image

Le lendemain, nous partons faire le tour de la péninsule Valdés. En passant au bord de la plage, nous apercevons des baleines, et peut-être même des orques mais sans certitude.

image
Tout au nord de la presqu’île, nous allons voir les éléphants de mer. Ils sont généralement en groupe, un mâle et son harem, à larver sur la plage. Les mâles sont vraiment très gros, ils peuvent atteindre jusqu’à 5 m.

image

image
Ensuite, à d’autres endroits, nous voyons des lions de mer (beaucoup plus petits que les éléphants) et des pingouins. Sur la route, nous croisons des renards, des maras (sorte de gros lapins à petites oreilles), des guanacos (de la famille des lamas), des aigles, des vautours, des autruches et des poules punk suicidaires (elles se jetaient sous les roues de la voiture). Un vrai safari !

image

image

image

Le dernier jour, nous nous rendons au club de plongée pour ce qui sera la bouquet final de notre aventure locale, le snorkeling avec les lions de mer !
Après avoir enfilé des combinaisons de 7 mm, nous partons en bateau près de l’endroit où vit une grosse colonie. A peine arrivés, nous sommes accueillis par les plus curieux. Nous nous mettons à l’eau (13°C… comment dire… c’est froid !). Pendant 45 min, nous avons la chance de jouer avec les lions de mer qui sont très sociables et qui aiment bien se faire gratter le ventre ! En remontant sur le bateau, on est complètement gelés mais ravis !

Lion de mer - péninsule Valdes

image

Et il est déjà l’heure de reprendre le bus pour Rio Gallegos.

Bariloche, la région des lacs

image

Nous quittons Mendoza pour rejoindre Bariloche situé au cœur de la région des lacs. La ville ressemble étrangement à un village de montagne suisse avec ses chalets, ses magasins de sport et ses chocolateries artisanales. Bordé par l’immense lac Nahuel Huapi et entouré de montagnes enneigées, on se croirait dans les Alpes.

image

Petit plaisir culinaire pour commencer notre séjour, nous nous rendons dans la meilleure parillada de la ville. On y sert de succulentes et gargantuesques pièces de viande cuites au barbecue. Ce n’est pas un mythe, la viande argentine est excellente !

image

Avant de partir à la découverte de la région, nous rencontrons deux Québécois, Donna et Benoit. En tour du monde eux aussi et ayant un bout d’itinéraire en commun, ces cousins d’Amérique du Nord seront nos compagnons de route pour les 10 prochains jours. Autant dire que nous avons pris leur accent, tabernacle !

image

Pour notre première expédition, nous faisons la randonnée du Circuito Chico (pas si petit en réalité !), dans un parc naturel situé sur une petite péninsule. La forêt millénaire est dense, le Cerro Llao Llao nous offre de superbes panoramas sur les lacs, lagunes et montagnes alentours.

image

Un peu plus loin, nous découvrons de petites plages de sable blanc. Sur la fin du trajet, une concentration d’arbres arrayanes donne une atmosphère mystérieuse à la forêt.

image

Le jour suivant, nous louons une voiture avec nos compères pour faire le tour des 7 lacs sur la fameuse route 40 entre San Martin de Los Andes et Villa la Angostura. Le temps ne nous gâte pas vraiment mais malgré les nuages et la pluie, les vues sont magnifiques.

image

Nous imaginons ce que pourrait être cette région sous le soleil. Sur le retour, nous avons un peu plus de chance, les rayons de l’astre traversent les nuages, nous offrant un panel de couleurs insoupçonnées et de nombreux arcs-en-ciel.

image

Nous profitons de l’éclaircie du lendemain pour nous rendre au sommet du Cerro Campanario. Après une montée bien raide, nous sommes récompensés par une vue panoramique à 360° sur la région. Vraiment superbe !

image

Cette première étape au nord de la fameuse Patagonie va ensuite nous mener à la péninsule Valdés puis à notre point le plus au Sud de notre voyage, El Chalten et El Calafate…

Au cœur du vignoble argentin à Mendoza

Après nous être remis de nos émotions suite au tremblement de terre à Valparaiso, nous partons à Mendoza et passons la frontière entre le Chili et l’Argentine. La route est magnifique, nous traversons les Andes, tout est enneigé, il y a même des skieurs sur les pistes.

image

En arrivant à Mendoza, après avoir booké notre auberge, nous faisons pour la première fois du change dans la rue. Ce que nous ne savions pas lorsque nous étions à Salta, c’est qu’il existe un marché de change parallèle beaucoup plus avantageux, le taux officiel est de 1$ pour 9 pesos, avec le blue market, c’est environ 15 pesos. Ca change notre vie ! On fera un article spécifique avec toutes les infos pour ceux qui comptent se rendre en Argentine.

Le lendemain, nous prenons le bus du City Tour qui nous permet d’avoir un bon aperçu de la ville. C’est sympa, ça dure 2h30 et on a même les commentaires en français grâce à des casques audio.

image
On réserve ensuite des vélos pour le jour d’après afin de découvrir les bodegas de la plus grande région viticole d’Argentine. Les bodegas sont concentrées au même endroit, à Maipu exactement.

Après 30 minutes de bus, nous arrivons à Maipu oú nous récupérons nos vélos. Nous filons directement à la bodega Trapiche, l’une des plus grande, pour la visite guidée, malheureusement il n’y a plus de place quand nous arrivons 😦 Qu’à cela ne tienne, nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur et nous arrêtons dans une cerveceria artisanale non loin pour déjeuner.

image

Nous partons ensuite visiter une petite bodega familiale, Di Tommaso. Nous sommes seuls pendant la visite et faisons le tour des différentes installations. Ensuite vient la dégustation où nous retrouvons 2 compatriotes français qui logent dans la même auberge que nous (les Français sont partout !). Évidemment nous repartons avec une bouteille, on ne sait pas visiter une cave sans acheter un petit quelque chose (d’habitude c’est plutôt une caisse, on a été raisonnables !).

image

Remontés sur nos bicyclettes, nous repartons à la bodega Trapiche où nous pouvons enfin faire la visite. Et là encore, nous avons beaucoup de chance car nous sommes seuls avec notre guide. La visite est très intéressante et les lieux sont très beaux. Notre guide, très content d’avoir des Français (?), fait péter des super bouteilles pour la dégustations (non accessibles à notre petit budget). Les vins sont délicieux, la dégustation est faite dans les règles de l’art, c’est très chouette. A la fin, nous avons même le droit de reprendre un verre pour profiter de la terrasse !

image

image

image

image

Malheureusement il est déjà temps de repartir 😦 Nous rendons nos vélos et retournons à l’auberge. Le lendemain, nous partons vers la région des lacs à Bariloche.

Galère à la frontière (Argentine-Bolivie)

Pour une fois, on va écrire un article pour que vous puissiez ricaner un peu !

La Quiaca

On décide de partir en bus de nuit pour aller à La Quiaca, la frontière argentino-bolivienne. Les bus de nuit, normalement, ça a deux avantages, se déplacer en économisant une chambre d’hôtel. Ça c’est la théorie. Mais passer 8 heures sans dormir à côté d’un gamin qui fait crisser un ballon de baudruche et d’un vieux qui écoute de la musique locale sans écouteurs, est plus proche de la réalité. Si tu ajoutes à cela la clim à fond alors que tu demandes au chauffeur de mettre du chauffage, la buée sur les vitres qui se transforme en glace quand tu approches des 3000m, le bus n’a plus que l’avantage de te déplacer…
On arrive tant bien que mal à destination, il est 5h du matin, il fait nuit noire et un froid glacial. On se dirige à pied vers le poste frontière. C’est un peu glauque comme toutes les villes frontalières vivant principalement de larcins et de trafics.
Heureux d’êtres arrivés au pont, on avance vers la douane argentine, et là, stupeur, c’est fermé ! Je crois que nous avons passé les deux plus longues heures de notre existence, par -10°C, à sautiller sur place pour ne pas perdre nos doigts de pieds, et à repousser les chiens errants un peu trop agressifs…
Nous trouvons néanmoins un peu de réconfort auprès d’un groupe d’uruguayens qui nous offre un café et une grapa miel ! Ils avaient prévu le coup, eux !
Les douaniers arrivent enfin et commencent à tamponner les sorties et les entrées. C’est à ce moment qu’on apprend qu’une grève des transports à durée indéterminée commence dans moins de 30 minutes en Bolivie…
On se magne à fond, gelés et essoufflés, mais nous devons d’abord trouver une banque pour retirer quelques Bolivianos. On y arrive tant bien que mal et on chope le dernier minibus avant le blocus ! Coup de bol !!

Morales de l’histoire :
TOUJOURS vérifier les horaires d’ouverture d’une frontière avant de se pointer.
On se les caille pendant que vous avez 35°.
Ça fait du bien de se plaindre 😉
Tout est bien qui finit bien !

Road trip andin

Entre Tilcara et Humahuaca

Afin de découvrir les environs de Salta, nous avons loué une voiture avec deux anglais fort sympathiques Sam et Richard.
Départ pour Cachi, ville nichée à 2200m d’altitude au milieu des Andes. La belle se mérite ; avant de l’atteindre, nous avons dû monter notre chariote sur un chemin tortueux à plus de 3500m… La piste est dure mais les paysages nous émerveillent à chaque instant. Les contrastes colorés de la « Cuesta del Obispo » sont fantastiques.

Cuesta del Obispo

Nous sommes accueillis par plusieurs condors à la « Valle Encantado ». D’énormes Chinchillas -dont j’ai oublié le nom exact- montent la garde dans les formations rocheuses.

Valle Encantado

 

Un Viscacha

La Puna (mal de l’altitude particulier à cette région) se fait ressentir dès que nous essayons de les approcher. Nous continuons notre route dans le parc national de « Los Cordones ». Ici les paysages sont complètement arides. Seuls les cactus apportent une teinte à cette étendue lunaire. Le haut plateau laisse entrevoir des sommets enneigés au loin.

Los Cordones

Arrivés à Cachi, seule véritable ville du coin (2000 habitants) nous prenons une pause bien méritée en flânant dans les rues pavées.

Nous reprenons notre route pour Cafayate dans l’après-midi car 200 km de piste nous attendent encore. Le coucher de soleil apporte de fabuleuses teintes aux monts environnants et aux villages de Seclantas et Molinos.

Molinos

La fin du chemin est plus compliquée de nuit. Nous arrivons vers 21h à Cafayate, capitale du vin d’altitude argentin. Nous nous empressons de déguster une bouteille de Malbec accompagnée de plats typiques.

Après une fraîche nuit, nous partons pour les ruines pré-incas de Quilmes. Le site a été en partie reconstruit et laisse entrevoir la taille colossale de la ville qui siégeait ici. Le peuple des Quilmes dont quelques 600 individus survivent aujourd’hui ont apporté la plus grande opposition aux invasions hispaniques. La cité a tenu près de 150 ans avant de capituler suite aux pénuries d’eau et de nourriture.

Ruines de Quilmes

Retour à Cafayate pour déjeuner dans une Bodega. Fromages et charcuteries accompagnent à merveille le cabernet-sauvignon local.

Bodega Nanni
Par la suite, nous reprenons la route par la fantastique « Quebrada de Cafayate ».

Quebrada de Cafayate

Le canyon creusé par le torrent en contrebas nous émerveille de ses contrastes. Les dunes de Los Medanos précédent les sites de l’Obélisque, de l’Amphithéâtre et du Gouffre du diable (encore un…).

Los Medanos

El Amfiteatro

Le jour suivant, cap au nord pour admirer la montagne aux 7 couleurs de Pumamarca.

Pumamarca

Plus loin se trouvent le village de Maimara et la « Palette de l’artiste ».

La palette du peintre

Nous faisons une halte aux ruines pré-incas de Pucara avant de terminer par le typique et charmant village andin de Humahuaca.

Église de Humahuaca

Une rue de Humahuaca

Retour à Salta dans la nuit. Nous faisons laver la voiture avant de se coucher tôt, pleins de souvenirs et exténués par ces 3 journées intenses.

Salta la linda

Monument Güemes à Salta

Nous avons posé nos sacs à dos à Salta pour quelques jours. Salta se situe au Nord-Ouest de l’Argentine aux pieds de la Cordillère des Andes.
C’est une jolie ville à l’architecture coloniale qui compte de nombreux musées, places, églises et restaurants.

Nous avons commencé par le Musée des arts ethniques américains (Pajcha) où nous avons découvert une splendide collection d’objets, de vêtements et de bijoux provenant d’Argentine, de Bolivie et du Pérou. Notre guide était très drôle, un peu barré mais complètement passionné ! Il nous a fait découvrir comment la religion catholique à intégrer des éléments des croyances locales pour se développer.

Cathédrale basilique de Salta

Nous sommes allés voir la cathédrale basilique et l’église San Francisco. Les lieux de culte sont beaucoup plus colorés par ici, les façades sont peintes en rose, jaune… C’est très gai.

Église San Francisco, Salta

Juste à côté de la cathédrale, il y a le Musée d’archéologie de haute montagne. C’est dans ce musée que sont exposés à tour de rôle les momies des 3 enfants sacrifiés retrouvés au sommet du mont Llullaillaco en 1999 (à plus de 6000 m d’altitude).
Grâce au froid, les momies sont parfaitement conservées, c’est très impressionnant.

Museo historico del notre, Salta

Non loin du Musée d’archéologie, se trouve le Musée historique du Nord dans l’ancien conseil municipal. Ce musée présente une collections d’objets et de peintures illustrant les différentes époques (incas, colonisation espagnole, indépendance).

Pour finir, nous voulions aller au Musée anthropologique mais celui-ci était en travaux. Ce jour-là, nous n’avons pas pu non plus prendre le téléphérique car il était exceptionnellement fermé. Damn it !

Salta est un point de départ privilégié pour visiter la région. Dans notre prochain article, nous vous parlerons de nos road trips à Cafayate et Humahuaca… Stay tuned !

Petite halte à Resistencia

Resistencia te quiero

Après les chutes d’Iguazu et avant de rejoindre Salta, on a décidé de faire un petit break de 2 jours à Resistencia, dans la région du Chaco en Argentine.

Resistencia est connue pour ses 600 sculptures dispersées un peu partout dans les rues. C’est très agréable de se balader et de les découvrir au hasard de nos pérégrinations.

Sculpture à Resistencia

A chaque biennale, de nouvelles sculptures viennent compléter l’impressionnante collection déjà en place.

Sculpture à Resistencia

Nous avons également visité le petit Musée del Hombre Chaqueño (l’Homme du Chaco) où on nous a expliqué l’histoire et la vie quotidienne des 3 communautés chaqueñas (les 3 peuples indigènes).

Nous avons également fait halte à la pâtisserie San José qui est une vraie institution dans cette ville. Elle est toujours pleine à craquer quelle que soit l’heure ! Ce qui est loin d’être le cas des autres commerces et de la ville en général où tout s’arrête entre 13h et 17h, on ne plaisante pas avec la sieste en Argentine !