Dans l’enfer des mines de Potosi

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Nous partons de Tupiza pour rejoindre Potosi. C’est la ville qui se veut être la plus haute du monde (4100m). Elle a connu une croissance florissante depuis le XVIe siècle et a fait la richesse de l’empire espagnol grâce à ses mines d’argent. La légende raconte que des filons de plus de 2 mètres d’épaisseur d’argent pur y aurait été trouvés.
Aujourd’hui, abandonnées des multinationales et de l’état, quelques coopératives de mineurs continuent de chercher les précieux minerais (argent, zinc, étain…).

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En arrivant en ville, on remarque instantanément deux mondes qui se touchent. La banlieue qui ressemble à une énorme favéla et le cœur historique qui a su conserver son charme colonial. On ressent l’altitude pour de bon, quelques pas suffisent à nous essouffler. La poussière ambiante de la mine toute proche n’arrange pas les choses. On cherche désespérément une chambre chauffée à un budget raisonnable mais il semble que ce ne soit pas monnaie courante ici… On finit par prendre une petite chambre donnant sur un patio coupé de l’extérieur. Il s’avéra que ce fut un bon choix !

Le lendemain, nous décidons de visiter un peu mieux la ville. Direction le marché central où nous découvrons des étals surprenants. Toutes sortes d’aliments inconnus côtoient les énormes sacs de feuilles de coca à l’odeur si particulière. Moyennant une modique somme, nous repartons avec un sac plastique plein à craquer. À toutes fins utiles, (parents, amis, collègues…) la possession et la consommation de coca est légale en Bolivie 😉 Elle est même encouragée à cette altitude. Ça a l’air de faire partir ce mal de crâne lancinant que nous traînons depuis la veille.

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Après cette expérimentation, nous nous dirigeons vers le musée de la monnaie installé dans les anciennes fabriques de pièces espagnoles puis boliviennes. La visite est très intéressantes et nous apprenons beaucoup sur l’histoire de la ville.

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Le soir, premières emplettes en Alpaga. Emilie se voit revêtue d’un superbe pull et de guêtres. Ça tient très chaud, par contre niveau look… C’est une mode qui n’existe pas encore !

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Le jour suivant, nous partons à la visite des mines avec Julio et Cristian, deux anciens mineurs et membres actifs d’une coopérative. Première étape, visite et achat de cadeaux au marché de la mine. Il est d’usage d’offrir aux mineurs quelques bouteilles de jus ou d’alcool, de la coca et des bâtons de dynamite…

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Après cela, c’est l’heure de s’équiper. Je vous laisse le soin de contempler la tenue. A ce moment là, on fait encore les malins…

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Mais arrivés devant l’entrée, on comprend que ça ne sera pas de tout repos. Marcher courbés à toute vitesse pour éviter les mineurs avec leurs chariots et haleter dans l’atmosphère suffocante et poussiéreuse est vraiment difficile. Au bout de 200 mètres à peine, on comprend le courage des mineurs. Eux le font par choix, certains par nécessité, ce n’est malheureusement pas le cas des millions d’esclaves qui y ont laissé leur peau ces derniers siècles…

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On arrive à un petit autel, l’antre du Tio. C’est le dieu des profondeurs de la terre, il ressemble étrangement à un diable (cornes et pattes de bouc). Les mineurs sont très superstitieux et lui font toutes sortes d’offrandes : alcool, cigarettes, feuilles de coca… Ce rituel précis a pour but d’attirer la prospérité et la sécurité aux travailleurs de la mine.

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Un peu plus loin, on rencontre un groupe de 3 mineurs. S’engage une intéressante discussion sur leurs conditions de vie. Autour de quelques bouchons d’alcool à 95° et de quelques feuilles de coca, on apprend qu’ici on travaille minimum 60h par semaine sans garantie de salaire. Chaque jour, c’est un peu la loterie, c’est le poids et la qualité du minerai extrait qui fait leur paye… Autant dire que nous, pauvres petits français aux 35h dans un bureau climatisé, avec parachutes du chômage et de la sécu, on prend une sacrée claque ! On les quitte lorsqu’ils commencent à préparer des bâtons de dynamite.

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On resort exténués après 3 heures sous terre, une seule question dans la tête : l’être humain n’aurait il pas pu trouver plus simple matériau pour battre sa monnaie ?!

Le soir, on se remet de nos émotions dans un petit bar. Des amis de nos guides ont un petit groupe de musique locale : flûtes de pan et tambours. On parle de voyages avec Alex, un photographe russe qui parcours l’Amérique à moto depuis 3 ans. Ça me donne des idées…

Édit d’Emilie : pas question !!!

Tupiza : sur les traces de Butch Cassidy et le Kid dans le farwest bolivien

Tupiza

Après avoir failli mourir de froid à la frontière, nous réussissons à prendre le dernier bus pour Tupiza à Villazon avant le début de la grève.

En arrivant à Tupiza, on file direct au marché pour prendre un bon petit-déjeuner bien mérité. On va ensuite booker un hôtel et prendre une douche chaude (alleluia !). On passe le reste de la journée à visiter la ville.
La légende raconte que c’est dans les environs de Tupiza que Butch Cassidy et le Kid ont trouvé la mort après avoir perpétré leurs dernier braquage.

Tupiza
Le lendemain, on décide de partir sur leurs traces à travers une randonnée de 8km dans les canyons environnants. Mais peu de temps après avoir commencé, on aperçoit une meute de chiens errants a quelques dizaines de mètres. On flippe un peu mais on a vraiment envie d’aller plus loin alors on prend un autre chemin espérant les semer. Malheureusement, on les recroise un peu plus loin, et là, on se dit qu’on ne fait pas le poids à 2 contre 30… Après quelques minutes à tergiverser, on décide de faire demi-tour. En rebroussant chemin, on tombe sur Elise, une française toute seule et en panique à cause des chiens.

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On repart tous les 3 quand on croise 3 cavaliers dont un local qui nous dit qu’il ne faut pas avoir peur des chiens et qu’en leur lançant des cailloux ils partiront. On prend notre courage à 2 mains et on y retourne !
On a vraiment bien fait car les paysages que nous voyons par la suite sont vraiment splendides. Nous passons devant plusieurs formations impressionnantes : La Puerta del Diablo, Los Machos et El Canyon Inca.

Tupiza Los Machos
Après un petit pique-nique au milieu des rochers, nous repartons vers la ville. On se paume un peu en cours de route et on finit par tomber dans une caserne militaire. On essaye de ne pas se faire gauler pour en sortir !

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Le soir, on se remet de nos émotions avec des pizzas et un petit vin local (deux pizzas à Tupiza !! Ok je sors !).

Galère à la frontière (Argentine-Bolivie)

Pour une fois, on va écrire un article pour que vous puissiez ricaner un peu !

La Quiaca

On décide de partir en bus de nuit pour aller à La Quiaca, la frontière argentino-bolivienne. Les bus de nuit, normalement, ça a deux avantages, se déplacer en économisant une chambre d’hôtel. Ça c’est la théorie. Mais passer 8 heures sans dormir à côté d’un gamin qui fait crisser un ballon de baudruche et d’un vieux qui écoute de la musique locale sans écouteurs, est plus proche de la réalité. Si tu ajoutes à cela la clim à fond alors que tu demandes au chauffeur de mettre du chauffage, la buée sur les vitres qui se transforme en glace quand tu approches des 3000m, le bus n’a plus que l’avantage de te déplacer…
On arrive tant bien que mal à destination, il est 5h du matin, il fait nuit noire et un froid glacial. On se dirige à pied vers le poste frontière. C’est un peu glauque comme toutes les villes frontalières vivant principalement de larcins et de trafics.
Heureux d’êtres arrivés au pont, on avance vers la douane argentine, et là, stupeur, c’est fermé ! Je crois que nous avons passé les deux plus longues heures de notre existence, par -10°C, à sautiller sur place pour ne pas perdre nos doigts de pieds, et à repousser les chiens errants un peu trop agressifs…
Nous trouvons néanmoins un peu de réconfort auprès d’un groupe d’uruguayens qui nous offre un café et une grapa miel ! Ils avaient prévu le coup, eux !
Les douaniers arrivent enfin et commencent à tamponner les sorties et les entrées. C’est à ce moment qu’on apprend qu’une grève des transports à durée indéterminée commence dans moins de 30 minutes en Bolivie…
On se magne à fond, gelés et essoufflés, mais nous devons d’abord trouver une banque pour retirer quelques Bolivianos. On y arrive tant bien que mal et on chope le dernier minibus avant le blocus ! Coup de bol !!

Morales de l’histoire :
TOUJOURS vérifier les horaires d’ouverture d’une frontière avant de se pointer.
On se les caille pendant que vous avez 35°.
Ça fait du bien de se plaindre 😉
Tout est bien qui finit bien !

Road trip andin

Entre Tilcara et Humahuaca

Afin de découvrir les environs de Salta, nous avons loué une voiture avec deux anglais fort sympathiques Sam et Richard.
Départ pour Cachi, ville nichée à 2200m d’altitude au milieu des Andes. La belle se mérite ; avant de l’atteindre, nous avons dû monter notre chariote sur un chemin tortueux à plus de 3500m… La piste est dure mais les paysages nous émerveillent à chaque instant. Les contrastes colorés de la « Cuesta del Obispo » sont fantastiques.

Cuesta del Obispo

Nous sommes accueillis par plusieurs condors à la « Valle Encantado ». D’énormes Chinchillas -dont j’ai oublié le nom exact- montent la garde dans les formations rocheuses.

Valle Encantado

 

Un Viscacha

La Puna (mal de l’altitude particulier à cette région) se fait ressentir dès que nous essayons de les approcher. Nous continuons notre route dans le parc national de « Los Cordones ». Ici les paysages sont complètement arides. Seuls les cactus apportent une teinte à cette étendue lunaire. Le haut plateau laisse entrevoir des sommets enneigés au loin.

Los Cordones

Arrivés à Cachi, seule véritable ville du coin (2000 habitants) nous prenons une pause bien méritée en flânant dans les rues pavées.

Nous reprenons notre route pour Cafayate dans l’après-midi car 200 km de piste nous attendent encore. Le coucher de soleil apporte de fabuleuses teintes aux monts environnants et aux villages de Seclantas et Molinos.

Molinos

La fin du chemin est plus compliquée de nuit. Nous arrivons vers 21h à Cafayate, capitale du vin d’altitude argentin. Nous nous empressons de déguster une bouteille de Malbec accompagnée de plats typiques.

Après une fraîche nuit, nous partons pour les ruines pré-incas de Quilmes. Le site a été en partie reconstruit et laisse entrevoir la taille colossale de la ville qui siégeait ici. Le peuple des Quilmes dont quelques 600 individus survivent aujourd’hui ont apporté la plus grande opposition aux invasions hispaniques. La cité a tenu près de 150 ans avant de capituler suite aux pénuries d’eau et de nourriture.

Ruines de Quilmes

Retour à Cafayate pour déjeuner dans une Bodega. Fromages et charcuteries accompagnent à merveille le cabernet-sauvignon local.

Bodega Nanni
Par la suite, nous reprenons la route par la fantastique « Quebrada de Cafayate ».

Quebrada de Cafayate

Le canyon creusé par le torrent en contrebas nous émerveille de ses contrastes. Les dunes de Los Medanos précédent les sites de l’Obélisque, de l’Amphithéâtre et du Gouffre du diable (encore un…).

Los Medanos

El Amfiteatro

Le jour suivant, cap au nord pour admirer la montagne aux 7 couleurs de Pumamarca.

Pumamarca

Plus loin se trouvent le village de Maimara et la « Palette de l’artiste ».

La palette du peintre

Nous faisons une halte aux ruines pré-incas de Pucara avant de terminer par le typique et charmant village andin de Humahuaca.

Église de Humahuaca

Une rue de Humahuaca

Retour à Salta dans la nuit. Nous faisons laver la voiture avant de se coucher tôt, pleins de souvenirs et exténués par ces 3 journées intenses.

Salta la linda

Monument Güemes à Salta

Nous avons posé nos sacs à dos à Salta pour quelques jours. Salta se situe au Nord-Ouest de l’Argentine aux pieds de la Cordillère des Andes.
C’est une jolie ville à l’architecture coloniale qui compte de nombreux musées, places, églises et restaurants.

Nous avons commencé par le Musée des arts ethniques américains (Pajcha) où nous avons découvert une splendide collection d’objets, de vêtements et de bijoux provenant d’Argentine, de Bolivie et du Pérou. Notre guide était très drôle, un peu barré mais complètement passionné ! Il nous a fait découvrir comment la religion catholique à intégrer des éléments des croyances locales pour se développer.

Cathédrale basilique de Salta

Nous sommes allés voir la cathédrale basilique et l’église San Francisco. Les lieux de culte sont beaucoup plus colorés par ici, les façades sont peintes en rose, jaune… C’est très gai.

Église San Francisco, Salta

Juste à côté de la cathédrale, il y a le Musée d’archéologie de haute montagne. C’est dans ce musée que sont exposés à tour de rôle les momies des 3 enfants sacrifiés retrouvés au sommet du mont Llullaillaco en 1999 (à plus de 6000 m d’altitude).
Grâce au froid, les momies sont parfaitement conservées, c’est très impressionnant.

Museo historico del notre, Salta

Non loin du Musée d’archéologie, se trouve le Musée historique du Nord dans l’ancien conseil municipal. Ce musée présente une collections d’objets et de peintures illustrant les différentes époques (incas, colonisation espagnole, indépendance).

Pour finir, nous voulions aller au Musée anthropologique mais celui-ci était en travaux. Ce jour-là, nous n’avons pas pu non plus prendre le téléphérique car il était exceptionnellement fermé. Damn it !

Salta est un point de départ privilégié pour visiter la région. Dans notre prochain article, nous vous parlerons de nos road trips à Cafayate et Humahuaca… Stay tuned !

Petite halte à Resistencia

Resistencia te quiero

Après les chutes d’Iguazu et avant de rejoindre Salta, on a décidé de faire un petit break de 2 jours à Resistencia, dans la région du Chaco en Argentine.

Resistencia est connue pour ses 600 sculptures dispersées un peu partout dans les rues. C’est très agréable de se balader et de les découvrir au hasard de nos pérégrinations.

Sculpture à Resistencia

A chaque biennale, de nouvelles sculptures viennent compléter l’impressionnante collection déjà en place.

Sculpture à Resistencia

Nous avons également visité le petit Musée del Hombre Chaqueño (l’Homme du Chaco) où on nous a expliqué l’histoire et la vie quotidienne des 3 communautés chaqueñas (les 3 peuples indigènes).

Nous avons également fait halte à la pâtisserie San José qui est une vraie institution dans cette ville. Elle est toujours pleine à craquer quelle que soit l’heure ! Ce qui est loin d’être le cas des autres commerces et de la ville en général où tout s’arrête entre 13h et 17h, on ne plaisante pas avec la sieste en Argentine !

Les chutes d’Iguazu : Brésil vs Argentine

Les chutes d'Iguaçu

Arrivés à Foz de Iguaçu, côté Brésilien, nous trouvons une petite auberge avant de nous rendre aux fameuses chutes.
La visite s’organise le long d’un sentier de quelques kilomètres qui offre des panoramas fabuleux sur les chutes. Le temps est avec nous, le soleil nous offre de multiples arcs-en-ciel dans les embruns. Plus nous avançons, plus nous nous approchons du « gouffre du diable », le clou du spectacle ! Son vrombissement se fait entendre à plusieurs kilomètres à la ronde ! Arrivés à son pied, il faut sortir la tenue de pluie, nous sommes trempés en quelques minutes. C’est vraiment très impressionnant d’être à quelques mètres d’où se jettent de près de 90 mètres de haut des millions de litres d’eau chaque seconde ! Restant un peu de temps avant le coucher du soleil, nous visitons le parc aux oiseaux, qui se trouve juste en face du parc des chutes.

Toucan

Les chutes d'Iguaçu

Nous rentrons ébahis et planifions notre visite côté Argentin. Selon les dires d’autres voyageurs, il est encore plus impressionnant.

Deuxième jour, le temps est capricieux, il a plu toute la nuit et le ciel est couvert. Nous décidons de prendre notre temps aujourd’hui. Nous passons la frontière sans encombre et partons à la recherche d’une banque pour récupérer quelques pesos. C’est ici que commence la galère. Il nous a fallu faire le tour de Puerto Iguazu et des queues interminables pour pourvoir retirer de l’argent. Il y a un gros problème d’inflation en Argentine en ce moment. Tout le monde veut être payé en cash mais les retraits sont limités. De plus, pour nous pauvres touristes, nos cartes ne sont pas acceptées dans la plupart des banques ou moyennant des frais exorbitants…
Passés ce tracas, nous nous baladons dans cette petite bourgade et finissons dans un petit marché local où nous dégustons une picada composée de charcuterie et de fromage ! La France n’a pas le monopole !

Le lendemain, le temps est à nouveau clément. Nous partons aux aurores pour le parc national. Le côté argentin est plus grand et nous allons découvrir tout au long de la journée des spectacles de plus en plus grandioses ! Les visites s’articulent autours de plusieurs sentiers et passerelles : un au pied des chutes, un en haut, et une dernière passerelle menant jusqu’au sommet du désormais fameux « gouffre du diable ».

Les chutes d'Iguaçu

Une fois de plus, les vues sont splendides, on approche de plus près les cascades. La météo favorable nous gâte en arcs-en-ciel, ballets de papillons multicolores, etc. La faune est plus riche de ce côté, nous avons pu observer les téméraires quoatis, des singes capucins, des oiseaux multicolores et des lézards géants.

Un quoati

Arrivés au gouffre après plus de 15 km de marche, c’est l’émerveillement : il ne nous a jamais été donné de voir quelque chose d’aussi beau, grand et puissant dans notre vie ! On se sent humbles et en admiration totale devant ce que la nature nous offre.

Les chutes d'Iguaçu

Les chutes d'Iguaçu

Sao Paulo ou le tumulte d’une mégalopole

Vue de Sao Paulo

Nous sommes arrivés à Sao Paulo en bus depuis Paraty. Nous avons été accueilli par Rafa, un copain d’école de Mat. Il habite dans un immeuble de 25 étages. Depuis le balcon nous pouvons contempler des gratte-ciels à perte de vue. Après avoir déposé nos affaires chez lui, nous sommes partis nous balader dans le quartier voisin de Vila Madalena.

Nous avons adoré ce quartier très vivant et cosmopolite. Dans toutes les rues, on trouve des bars, des restos, des boutiques et des galeries, tous plus sympas les uns que les autres !
Rafa nous fait découvrir plusieurs bars aux ambiances différentes dans lesquels nous avons pu tester plusieurs bières locales. Nous sommes ensuite partis dîner dans un restaurant japonais. Il y a une énorme communauté japonaise au Brésil et de ce fait, on y trouve un gastronomie nippone très développée. Le dîner était succulent, assez différent de ce qu’on peut trouver en France. Nous avons dégusté entre autres des sashimis marinés avec des algues et des épices, des makis chauds et un tout un tas de nouvelles saveurs inconnues !

Le lendemain, Rafa nous a emmené au marché où nous avons mangé notre premier pastel avec un jus de canne fraîchement pressée. Nous sommes ensuite partis au Coffee Lab, un café spécialisé dans les expériences autour du café. Nous avons pu découvrir que la moulure du café pouvait complètement en changer le goût et que le fromage sublimait l’arôme d’un café alors que le chocolat l’atténuait. C’était très ludique ! A midi, nous avons mangé la spécialité brésilienne par excellence : la feijoada. A l’origine préparé par les esclaves, c’est une sorte de cassoulet avec des haricots noirs et des morceaux de porcs. Le tout accompagné de riz évidemment ! Durant l’après-midi, nous avons fait un marché d’antiquités assez proche de nos puces parisiennes.

En rentrant, nous avons profité du sauna qui se trouve dans l’immeuble et nous avons filé en boîte pour fêter l’anniversaire d’une copine de Rafa.

As Veia, en dehors de Sao Paulo
Le dimanche midi, nous sommes partis en dehors de la ville chez As Veia. Cet endroit hors du commun est l’œuvre d’une vie d’un antiquaire. Tous les bâtiments sont faits de matériaux de récupération. Aujourd’hui, l’ensemble est composé de bars, restaurants et de petites boutiques vintage.

Le sandwich à la mortadelle

Le quatrième jour, nous avons visité le Centro, l’ancien centre économique, et Liberdade, le quartier japonais. Nous avons moins apprécié ces quartiers où on constate à nouveau le paradoxe du Brésil, à savoir que l’extrême richesse côtoie l’extrême pauvreté. Il n’en demeure pas moins de beaux bâtiments historiques com mes les anciens sièges de banques, les cathédrales, et un marché somptueux où nous avons mangé un sandwich à la mortadelle gargantuesque !

Enfin, le dernier jour, nous sommes allés au MASP, le musée d’art de Sao Paulo où on trouve une très belle collection de toiles de peintres européens et brésiliens. Après cela, nous avons été prendre le bus qui nous emmènera aux chutes d’Iguaçu.

Paraty, un petit coin de paradis

Une rue de Paraty

Paraty est une petite ville coloniale du XVIIe siècle située entre Rio de Janeiro et Sao Paulo.
C’est un ancien port qui servait à transporter l’or découvert dans la région vers le Portugal. Il fut complètement abandonné quand le commerce de l’or fut rapatrié à Rio. L’architecture de l’époque est donc parfaitement conservée car la ville n’a été redécouverte que dans les années 50.

L'église de Paraty
Paraty est surnommée le « Saint Tropez » du Brésil car c’est une ville pleine de charme très appréciée des touristes en haute saison. Heureusement pour nous, c’est l’hiver au Brésil en ce moment, nous avons donc pu profiter tranquillement de cet agréable havre de paix.
Une douceur de vivre y règne. Il fait bon flâner dans les ruelles aux maisons blanches et aux fenêtres de toutes les couleurs. La ville est vraiment très belle, toutes les rues sont pavées et il y a plein de petits restos, bars, boutiques et galeries d’art.

Des bateaux à Paraty
Après nous être baladés tout l’après-midi, nous avons dîné dans un petit resto local. Nous avons ensuite trouvé un petit bar très agréable, près de l’eau avec de la musique de années 20, où nous avons dégusté différentes caipirihnas. Nous avons pu découvrir que la cachaça, c’est très très bon mais qu’il ne faut pas en abuser !

La ferveur de Rio de Janeiro

Corcovado

Ville mythique pour son Carnaval, ses plages, et son Christ rédempteur, Rio est une ville qui en jette plein la vue. C’est aussi une ville pleine de contrastes où l’extrême richesse côtoie l’extrême pauvreté.

Vue du Pain de Sucre

Les paysages sont sublimes. Dès le premier jour, on a pu admirer depuis les hauteurs du Pain de Sucre, à perte de vue, des collines et rocs vertigineux, les plages interminables de Copacabana et Ipanema, les favelas au pied des immeubles grand luxe…

Courageux, nous décidons de partir ensuite à Copacabana à pied, nos guiboles s’en souviennent encore ! Malgré un temps parfait (grand soleil, 25°) c’est la basse saison ici. Il n’y a que des locaux et on se fait vite repérer par tous les vendeurs ambulants. En fin d’après-midi, nous nous dirigeons vers le Centro pour admirer quelques beaux bâtiments comme le théâtre. Le soir, nous dînons dans un petit restaurant local où à notre grande surprise on nous a servi le vin dans des tasses ! Original !

Jardin botanique de Rio

Le lendemain, direction le Corcovado où se trouve le Christ rédempteur qui domine toute la baie. Cette immense statue est posée sur un piton rocheux, on y accède par un petit train à crémaillère. Au sommet, la vue à 360° offre une perspective encore plus intéressante sur la ville. Afin de s’éloigner du tumulte de la ville et de la foule de touristes, nous passons l’après-midi au jardin botanique. C’est sur les lieux d’une ancienne fabrique de poudre à canon que des passionnés ont décidé de planter ce magnifique jardin. Après le repas, nous partons à Lapa, haut lieu de la nuit des Cariocas. Ici nous sentons toute la ferveur de Rio, en pleine semaine, le quartier s’anime, on chante, on danse et on boit !

Deltaplane

Pour notre dernier jour à Rio, nous partons à San Conrado, une petite ville un peu plus au sud pour le baptême de parapente d’Emilie. Du haut de la plateforme de décollage, la vue sur la baie est une fois de plus superbe. Émilie s’élance sans crainte de ce ponton niché à plus de 500m et profite à fond de son vol. L’après-midi, nous partons à Santa Teresa, le Montmartre de Rio. Ce quartier colonial a été bâti au sommet d’une colline afin de fuir une épidémie de fièvre jaune qui sévissait dans la vallée. Il fut peu à peu abandonné car encerclé de favelas. Aujourd’hui, une atmosphère étrange y règne. Les somptueuses demeures coloniales en ruines avoisinent des maisons en briques colorées. Le soir, nous mangeons dans notre premier restaurant « au kilo ». C’est un grand buffet où le prix dépend uniquement du poids de l’assiette. Je ne sais pas si c’est très rentable mais Émilie était ravie. Elle a pu manger des légumes pour la première fois depuis notre départ !

Demain départ pour Paraty