Buenos Aires, comme un air de Paris en Amérique du Sud

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Nous quittons avec regret la Patagonie pour nous envoler vers Buenos Aires, notre dernière étape en Argentine.
Après 3 semaines à voyager dans la nature, nous sommes un peu étourdis par la circulation et la foule en arrivant dans la capitale argentine.
Mais très vite, nous retrouvons nos marques, la ville nous semble familière car il y a clairement un air de ressemblance avec l’Europe et en particulier avec Paris.

Nous choisissons de loger dans le quartier de San Telmo. On nous a dit que c’était là où l’on pouvait voir le vrai visage de Buenos Aires. Nous galérons à trouver un hôtel abordable et ayant une chambre disponible pour 5 nuits. Nous finissons par trouver l’hôtel Bolivar, c’est très loin d’être le grand luxe mais ça fera l’affaire.

Nous avons une mission particulière à Buenos Aires, il faut que nous achetions impérativement une tente avant de partir car nous camperons à l’Ile de Pâques et à Fakarava (Polynésie). Nous écumons le quartier de Microcentro où se trouvent la majorité des vendeurs de matériel de camping mais les prix sont très chers. Finalement, en nous renseignant, nous finissons par trouver un vendeur pro sur un site type « leboncoin » et allons chercher notre précieuse juste avant de partir. Sauvés !

Rassurez-vous, nous avons quand même eu le temps de visiter la ville !
Nous allons d’abord à Puerto Madero, un quartier très chouette qui ressemble un peu aux quais de Seine à Paris.

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Juste à côté, il y a une réserve écologique, une enclave de nature au sein de la ville. Nous nous y baladons un après-midi pour fuir un peu la civilisation 😉

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Le jour suivant, nous visitons le Musée des Sciences Naturelles où nous voyons de très beaux squelettes de dinosaures et un paquet d’animaux naturalisés. Ce musée est très sympa et ça change des musées d’art.

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En fin d’après-midi, nous allons à Palermo Viejo, le quartier bobo-cool-hype. Et le soir, nous retrouvons Marco, un cousin éloigné de Mathieu, et allons dîner péruvien.

Le lendemain, direction le quartier de Recoleta pour visiter son fameux cimetière, là où est enterrée Eva Perron. Ca nous fait un peu penser au Père Lachaise.

Enfin, le dernier jour, nous nous baladons dans San Telmo. C’est un quartier ancien avec des immeubles haussmanniens assez délabrés mais très beaux. Îl y a des antiquaires à chaque coin de rue. L’ambiance est très sympa. Nous avons même la chance de voir des danseurs de tango sur une petite place.

Cap au sud de la Patagonie

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Après avoir quitté nos amis lions de mer, nous partons droit au sud pour rejoindre El Chalten puis El Calafate. Ce sont près de 32 heures de bus qui nous attendent… La Patagonie se mérite !
Après avoir changé 5 fois de bus, nous arrivons enfin à El Chalten, capitale argentine du trekking. On ne tergiverse pas sur le choix du logement et prenons, exténués, le premier dortoir qui s’offre à nous.

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Demain, nous attend notre premier trek pour nous rendre au pied du fameux Fitz Roy. Nous prions pour que le temps soit clément. Le sommet ne se dévoile que très rarement…
Nous partons à l’aube pour cette rando de 24km. Les premiers s’avalent facilement jusqu’au premier mirador. La chance nous sourit, le soleil brille sur la montagne laissant apparaître ses arrêtes singulières ! Nous poursuivons notre route jusqu’à la Laguna de los Tres au pied du Fitz Roy.

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La dernière heure est éprouvante, une montée raide entre roche, neige et éboulis. Nous arrivons enfin à notre but, malheureusement les nuages arrivent. Le vent se met à souffler si fort que mon sac à dos, pourtant rempli d’eau et de nourriture, s’envole à quelques mètres. C’est un bon aperçu de ce que peut être le climat ici.
Une fois rentrés à l’auberge, nous célébrons notre dernière soirée avec nos amis québécois autour d’un bon repas arrosé !

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Le lendemain, nous partons faire l’autre trek star de la région, le Cerro Torre. La marche est longue mais plus facile que la veille. Nous n’apercevons malheureusement pas la montagne qui est toute nuageuse. Mais nous pourrons admirer le glacier et la lagune pleine d’icebergs en contrebas.

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Nous retournons le soir même à El Calafate avec un couple de Français rencontrés en chemin. Demain nous attend le plus célèbre glacier du monde : le Perito Moreno.

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Une fois de plus la chance est avec nous, le temps est superbe. Nous pouvons admirer ce monstre de glace. Ses dimensions sont époustouflantes : 14km de long, 5km de large et 55m de hauteur ! Nous l’entendons craquer, pouvons voir tomber de gros blocs dans le lac avec un vacarme impressionnant, une expérience unique !

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Safari à la péninsule Valdés

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Nous quittons les lacs de Bariloche pour rejoindre Puerto Madryn sur la côte atlantique. Un peu plus au nord, se situe la péninsule Valdés, une presqu’île protégée et inscrite au patrimoine de l’Unesco.

Avec nos acolytes canadiens rencontrés à Bariloche, nous arrivons tôt à Puerto Madryn et nous mettons en quête d’un loueur de voiture et d’un club de plongée pour organiser rapidement les 3 jours que nous devons passer dans la région. Mais nous déchantons rapidement car, après nos premières investigations, les plongées ne s’effectuent que le matin (et coûtent incroyablement chères) et les routes sont impraticables à cause de la pluie des jours précédents. C’est la douche froide, tous nos plans tombent à l’eau. Dépités, nous allons prendre un petit-déjeuner dans un café et décidons de reprogrammer les choses pour ne pas perdre complètement notre journée.

Nous trouvons finalement un loueur qui nous dit que les routes sont un peu boueuses mais qu’il n’y a rien d’alarmant. Nous allons ensuite voir un autre club de plongée, négocions les prix et bookons pour le dernier jour. Enfin vers 12h, nous partons pour Punta Tombo à 170 km au sud. Là-bas, nous découvrons une immense colonie de pingouins de Magellan qui glandouillent tranquillement près de la plage. C’est très impressionnant car il y en a à perte de vue, 400 000 d’après le guide ! Le soir, nous rentrons à Puerto Madryn pour dormir.

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Le lendemain, nous partons faire le tour de la péninsule Valdés. En passant au bord de la plage, nous apercevons des baleines, et peut-être même des orques mais sans certitude.

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Tout au nord de la presqu’île, nous allons voir les éléphants de mer. Ils sont généralement en groupe, un mâle et son harem, à larver sur la plage. Les mâles sont vraiment très gros, ils peuvent atteindre jusqu’à 5 m.

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Ensuite, à d’autres endroits, nous voyons des lions de mer (beaucoup plus petits que les éléphants) et des pingouins. Sur la route, nous croisons des renards, des maras (sorte de gros lapins à petites oreilles), des guanacos (de la famille des lamas), des aigles, des vautours, des autruches et des poules punk suicidaires (elles se jetaient sous les roues de la voiture). Un vrai safari !

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Le dernier jour, nous nous rendons au club de plongée pour ce qui sera la bouquet final de notre aventure locale, le snorkeling avec les lions de mer !
Après avoir enfilé des combinaisons de 7 mm, nous partons en bateau près de l’endroit où vit une grosse colonie. A peine arrivés, nous sommes accueillis par les plus curieux. Nous nous mettons à l’eau (13°C… comment dire… c’est froid !). Pendant 45 min, nous avons la chance de jouer avec les lions de mer qui sont très sociables et qui aiment bien se faire gratter le ventre ! En remontant sur le bateau, on est complètement gelés mais ravis !

Lion de mer - péninsule Valdes

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Et il est déjà l’heure de reprendre le bus pour Rio Gallegos.

Bariloche, la région des lacs

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Nous quittons Mendoza pour rejoindre Bariloche situé au cœur de la région des lacs. La ville ressemble étrangement à un village de montagne suisse avec ses chalets, ses magasins de sport et ses chocolateries artisanales. Bordé par l’immense lac Nahuel Huapi et entouré de montagnes enneigées, on se croirait dans les Alpes.

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Petit plaisir culinaire pour commencer notre séjour, nous nous rendons dans la meilleure parillada de la ville. On y sert de succulentes et gargantuesques pièces de viande cuites au barbecue. Ce n’est pas un mythe, la viande argentine est excellente !

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Avant de partir à la découverte de la région, nous rencontrons deux Québécois, Donna et Benoit. En tour du monde eux aussi et ayant un bout d’itinéraire en commun, ces cousins d’Amérique du Nord seront nos compagnons de route pour les 10 prochains jours. Autant dire que nous avons pris leur accent, tabernacle !

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Pour notre première expédition, nous faisons la randonnée du Circuito Chico (pas si petit en réalité !), dans un parc naturel situé sur une petite péninsule. La forêt millénaire est dense, le Cerro Llao Llao nous offre de superbes panoramas sur les lacs, lagunes et montagnes alentours.

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Un peu plus loin, nous découvrons de petites plages de sable blanc. Sur la fin du trajet, une concentration d’arbres arrayanes donne une atmosphère mystérieuse à la forêt.

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Le jour suivant, nous louons une voiture avec nos compères pour faire le tour des 7 lacs sur la fameuse route 40 entre San Martin de Los Andes et Villa la Angostura. Le temps ne nous gâte pas vraiment mais malgré les nuages et la pluie, les vues sont magnifiques.

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Nous imaginons ce que pourrait être cette région sous le soleil. Sur le retour, nous avons un peu plus de chance, les rayons de l’astre traversent les nuages, nous offrant un panel de couleurs insoupçonnées et de nombreux arcs-en-ciel.

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Nous profitons de l’éclaircie du lendemain pour nous rendre au sommet du Cerro Campanario. Après une montée bien raide, nous sommes récompensés par une vue panoramique à 360° sur la région. Vraiment superbe !

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Cette première étape au nord de la fameuse Patagonie va ensuite nous mener à la péninsule Valdés puis à notre point le plus au Sud de notre voyage, El Chalten et El Calafate…

Au cœur du vignoble argentin à Mendoza

Après nous être remis de nos émotions suite au tremblement de terre à Valparaiso, nous partons à Mendoza et passons la frontière entre le Chili et l’Argentine. La route est magnifique, nous traversons les Andes, tout est enneigé, il y a même des skieurs sur les pistes.

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En arrivant à Mendoza, après avoir booké notre auberge, nous faisons pour la première fois du change dans la rue. Ce que nous ne savions pas lorsque nous étions à Salta, c’est qu’il existe un marché de change parallèle beaucoup plus avantageux, le taux officiel est de 1$ pour 9 pesos, avec le blue market, c’est environ 15 pesos. Ca change notre vie ! On fera un article spécifique avec toutes les infos pour ceux qui comptent se rendre en Argentine.

Le lendemain, nous prenons le bus du City Tour qui nous permet d’avoir un bon aperçu de la ville. C’est sympa, ça dure 2h30 et on a même les commentaires en français grâce à des casques audio.

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On réserve ensuite des vélos pour le jour d’après afin de découvrir les bodegas de la plus grande région viticole d’Argentine. Les bodegas sont concentrées au même endroit, à Maipu exactement.

Après 30 minutes de bus, nous arrivons à Maipu oú nous récupérons nos vélos. Nous filons directement à la bodega Trapiche, l’une des plus grande, pour la visite guidée, malheureusement il n’y a plus de place quand nous arrivons 😦 Qu’à cela ne tienne, nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur et nous arrêtons dans une cerveceria artisanale non loin pour déjeuner.

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Nous partons ensuite visiter une petite bodega familiale, Di Tommaso. Nous sommes seuls pendant la visite et faisons le tour des différentes installations. Ensuite vient la dégustation où nous retrouvons 2 compatriotes français qui logent dans la même auberge que nous (les Français sont partout !). Évidemment nous repartons avec une bouteille, on ne sait pas visiter une cave sans acheter un petit quelque chose (d’habitude c’est plutôt une caisse, on a été raisonnables !).

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Remontés sur nos bicyclettes, nous repartons à la bodega Trapiche où nous pouvons enfin faire la visite. Et là encore, nous avons beaucoup de chance car nous sommes seuls avec notre guide. La visite est très intéressante et les lieux sont très beaux. Notre guide, très content d’avoir des Français (?), fait péter des super bouteilles pour la dégustations (non accessibles à notre petit budget). Les vins sont délicieux, la dégustation est faite dans les règles de l’art, c’est très chouette. A la fin, nous avons même le droit de reprendre un verre pour profiter de la terrasse !

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Malheureusement il est déjà temps de repartir 😦 Nous rendons nos vélos et retournons à l’auberge. Le lendemain, nous partons vers la région des lacs à Bariloche.

Tremblement de terre à Valparaiso

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Nous avons quitté La Serena pour rejoindre Valparaiso située en bord de mer proche de Santiago. C’est une destination prisée des Chiliens et des touristes pour le charme de ses maisons colorées, son street art de qualité et la douceur de vivre qui y règne.

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Port majeur du Chili, les marins d’autrefois avaient l’habitude de recouvrir les murs de leurs maisons de tôle ondulée et de les peindre aux couleurs de leurs bateaux. Cette tradition perdure et donne à la ville un caractère unique.

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L’autre attrait de la ville réside dans ses ruelles et maisons couvertes de graffitis magnifiques. De nombreux artistes locaux, nationaux et internationaux expriment leur talent sur des pans de mur entiers. Certains quartiers sont mêmes transformés en musées à ciel ouvert où nous pouvons contempler les œuvres de peintres d’art moderne reconnus.

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Après un premier jour passé à visiter les rues graffées et à avoir parcouru les points de vues des différents monts à proximité, nous nous installons à la terrasse d’un café pour prendre l’apéro. C’est à ce moment-là qu’Emilie me dit « tiens, on dirait qu’un métro est en train de passer en dessous… » Une seconde plus tard, on se rend compte qu’il n’y a pas de métro ici et que le sol bouge un peu trop fort et un peu trop longtemps. C’est un tremblement de terre ! Le serveur nous demande de venir nous mettre rapidement à l’abri dans l’entre-bâillement de la porte d’entrée. On reste là collés les uns aux autres pendant au moins trente secondes (qui paraissent plus). La sensation est impressionnante pour nous, c’est notre premier. Les Chiliens sont habitués et réagissent dans le calme. Ils prennent des nouvelles de leurs familles et de leurs amis par téléphone. A l’abri sur une colline, nous pouvons entendre les alertes tsunami hurler sur les zones plus basses de la ville. Dans l’heure qui suit, plusieurs répliques se font sentir dont une qui atteint la magnitude maximale du séisme. L’épicentre se trouve 300km plus au nord, tout proche de La Serena que nous avons quittée la veille. C’est un petit peu éprouvés que nous quittons le bar pour rejoindre notre hôtel. Les rues de la colline sont bondées, les commerçants vendent bouteilles d’eau, bougies et bières à des files interminables de clients.

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Les deux jours suivants nous parcourons les ruelles de la ville et autres points d’intérêt. Son côté très bohème et artistique nous a beaucoup plu. C’est un vrai coup de cœur pour nous !

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La Serena et la route du pisco

Après avoir découvert le Sud Lipez et le Salar de Uyuni, nous repartons sur la côte chilienne à La Serena.

Église - La Serena

Le centre ville est très sympa et bénéficie d’une belle architecture. Il y a plein d’églises partout (29 en tout !).
A 3km du centre se trouvent les grandes plages et les bungalows. La ville est très prisée des Chiliens pendant leurs vacances d’été (janvier-février).

Le premier soir, on dîne dans une parillada, un restaurant de viande typique d’Amérique du Sud où on sert d’énormes plats avec du bœuf, du poulet, des saucisses… Un festin ! A tel point qu’on est repartis avec un doggy bag !

Le lendemain, nous visitons le musée archéologique de la ville qui est tout petit mais très intéressant. Il y a notamment une momie venant d’Atacama et un moai de 2,5m (prémices de notre futur voyage à l’île de Pâques).

Moai - musée archéologique de La Serena

Ensuite nous filons au jardin japonais, un lieu très beau et fort dépaysant.

Jardin japonais - La Serena

Jardin japonais - La Serena

La Serena est aussi le point de départ pour visiter la vallée de l’Elqui. Nous louons donc un tout petit 4×4 et partons à la découverte de la route du pisco.
Petit aparté : le pisco est l’eau-de-vie de raisin utilisée pour la confection de la boisson nationale, le fameux pisco sour.
Le long du trajet, nous traversons les petits villages de Vicuña, Montegrande, Pisco Elqui, Horcon, Hurtado…

Nous commençons par la visite guidée d’une grande pisqueria (fabrique de pisco), la coopérative Capel. Nous découvrons toutes les installations et finissons par une petite dégustation.

Pisqueria Capel - Vallée de l'Elqui

Pisqueria Capel - Vallée de l'Elqui

Pisqueria Capel - Vallée de l'Elqui
Un peu plus loin dans la vallée, nous nous arrêtons dans une petite cave à vin, Cavas del Valle, où nous faisons également la visite des lieux et une dégustation. Évidemment nous ne pouvons pas nous empêcher d’acheter 2 bouteilles 😉

Bodega Cavas del Valle - Vallée de l'Elqui
En repartant, nous faisons un stop dans une 2ème pisqueria, artisanale cette fois, pour acheter une bouteille de pisco.

Trouvailles - Vallée de l'Elqui

Sur la route du retour vers La Serena, nous passons devant des paysages magnifiques. Malheureusement le ciel n’était pas bleu ce jour-là.

Vallée de l'Elqui

Vignes - Vallée de l'Elqui

Immenses et hostiles : le Salar de Uyuni et le Sud Lipez

Au milieu de notre escale à San Pedro de Atacama, nous décidons de partir explorer le Sud Lipez bolivien et le plus grand désert de sel au monde, le fameux Salar de Uyuni.

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C’est parti pour 3 jours d’aventure à découvrir cette région du monde. Nous sommes emmenés par Chino et Saúl (son prénom, pas son état…) au volant d’un 4×4 pas tout neuf mais efficace. Le premier jour est consacré au ralliement d’Uyuni où nous passons la nuit. La piste est longue mais nous traversons des paysages magnifiques.

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Le lendemain, départ tôt pour pouvoir admirer le lever de soleil sur le salar. Nous sommes éblouis par la beauté brute des lieux, l’absence totale de vie et nos ombres infinies sur le damier en croûte de sel.

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Un peu plus loin, nous nous arrêtons dans une enclave de vie, perdue au milieu de l’immensité blanche, la Isla Incahuasi. C’est une ancienne formation corallienne (et oui, le salar était une mer avant…) ou aujourd’hui vivent oiseaux et viscaches au milieu des cactus. Au sommet, nous pouvons contempler à perte de vue les dimensions du salar.

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Sur la route vers la Laguna Colorada, nous traversons d’immenses étendues désertiques bordées de volcans.

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Ici non plus, aucune trace de vie à part quelques flamands roses se délectant des organismes des lagunes.

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Le vent glacial et terrible régnant à ces altitudes façonne les roches et donne quelques stupéfiantes formations comme El Arbol de Piedra (l’Arbre de Pierre).

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Arrivés au crépuscule à notre gîte, nous devons enfiler toutes nos couches de vêtement pour ne pas mourir de froid. A 4300m, et sans aucune lumière alentour, nous sommes émerveillés par la voûte céleste qui nous divulgue ses plus belles constellations. La voie lactée et les étoiles filantes ajoutent au spectacle. C’est totalement habillés dans un sac de couchage et sous 3 couvertures que nous arrivons à passer une nuit correcte.

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Le lever du jour sur la Laguna Colorada est absolument superbe.

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Métaux ferreux et micro-organismes donnent cette teinte rouge-orangée à la lagune.

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Diverses espèces de flamands flânent, amplifiant la magie des lieux.

Nous nous dirigeons vers les geysers Sol del Mañana. Passant un col à 5000m, nous venons à la rescousse d’un groupe bloqué dans la neige depuis plus d’une heure avec leur véhicule.

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Un peu plus loin, les geysers sont très différents de ceux que nous avons pu voir au Chili. Ici peu de fumeroles mais plutôt de gros bouillons multicolores puant le souffre.

Avant de terminer notre périple sur les Lagunas Blanca et Verde, nous traversons à nouveau d’immenses étendues sauvages. Des sources thermales et le désert de Dali bordent notre route.

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La Laguna Verde au pied du volcan Licancabur est sublime. C’est l’arsenic qui lui donne cette belle couleur. Mais du coup, baignade interdite et temps passé à proximité compté. Ça pique les yeux et les voies respiratoires…
Pour la petite histoire, les courageux qui escaladent le volcan ont la chance d’admirer une petite lagune de la même couleur dans son cratère.

Dans le désert d’Atacama

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Après notre halte reposante à Arica, nous partons pour San Pedro de Atacama, village niché au cœur du désert le plus aride du monde. Ici les précipitations s’élèvent de 15 à 30 mm par an… Une fois tous les 20 ans environ, les pluies sont plus abondantes et le sol de la région se couvre de fleurs multicolores. Nous n’avons malheureusement pas eu la chance d’admirer ce phénomène magnifique.

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Nous retrouvons mes parents (Mathieu) à l’aéroport de Calama avant de se diriger vers notre destination. Au volant de notre rutilant 4×4 Toyota Rav4 (#pub), nous partons à la découverte des premières pistes jouxtant le Salar de Atacama (lac salé asséché). Le sol est torturé, les croûtes de sel d’une blancheur étincelante parsèment le paysage. La sécheresse est terrible, chaque respiration nous fait ressentir les 30% d’humidité de l’air.

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Après une première nuit dans un confortable hôtel (ça nous change des chambres miteuses !!), nous partons visiter la Vallée de la Lune dont les paysages s’approchent de ce que nous avons pu admirer la veille.

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Nous explorons un canyon exigu, escaladons une superbe dune de sable gris et terminons la visite par d’anciennes mines de sel. L’après-midi, nous visitons quelques lagunes à proximité de San Pedro.

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Ce n’est que le début de notre émerveillement.

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Départ aux aurores le jour suivant pour admirer les geysers del Tatio au lever du jour. C’est un vaste champ de fumerolles qui s’offre à nous au milieu des montagnes. Nous devons affronter le froid glacial mais la beauté surréaliste des lieux nous fait oublier nos engelures.

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Pour se réconforter, nous partons nous baigner dans une rivière superbe où nous sommes seuls au monde. Il s’avère que l’eau y est excellente, en effet des sources thermales se trouvent 1km en amont et nous pouvons en ressentir la chaleur et les bienfaits.

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Nous poursuivons notre périple aux lagunas Altiplanicas, deux superbes lagunes au pied de volcans enneigés. Les paisibles vigognes (sortes de lama sauvage) broutent les herbes sèches des hauts plateaux. Nous poursuivons notre route un peu plus au sud par hasard et tombons sur la sublime laguna Tarar. Selon moi la plus belle lagune de la région avec ces nuances de bleu, bordée de roches rouges et dominée par d’imposantes montagnes multicolores. Je vous laisse admirer le spectacle.

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Les 3 jours suivants sont consacrés à une expédition bolivienne. Vous pourrez retrouver le récit de nos aventures dans notre article sur le Salar de Uyuni et le Sud Lipez.

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Après une journée de repos bien méritée et blasés (!) des splendeurs qui nous ont été données de voir, nous décidons d’en savoir un peu plus sur la culture locale et le mode de vie des habitants. Nous allons rencontrer Karen qui nous explique comment fonctionnent les petits hameaux autonomes où les habitants vivent entre authenticité et modernité. La gestion de l’eau est une question centrale et est décidée en assemblée locale. L’irrigation des champs une fois par mois à tour de rôle permet la culture pour nourrir les hommes mais aussi les bêtes. Les oasis offrent aussi un panel de plantes médicinales encore utilisées de nos jours.

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Un peu plus tard, nous rencontrons Sandra, une éleveuse de lama, avec qui nous parcourrons les alentours.

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Avant notre départ, nous visitons le superbe site archéologique de Hierbas Buenas, un ensemble de roches couvertes de pétroglyphes (environ -10 000). Nous y admirons les gravures de lamas et toutes sortes d’animaux mais aussi de chamans et d’antiques déités. Juste à côté, se trouve la chaîne de montagne de Arcoiris (arc en ciel). Nous parcourons des dédales de pierres multicolores bordées de profonds canyons.

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Farniente à Arica

La plage d'Arica

Après notre trip à Arequipa, nous passons la frontière péruvienne à Tacna et nous nous rendons du côté chilien à Arica, sur la côte pacifique.

Ça nous fait un peu bizarre d’être au Chili car l’ambiance est très « européenne ». La culture, les looks, les comportements sont similaires à ceux de chez nous, il n’y a plus ce côté très traditionnel qu’on a connu au Pérou et en Bolivie.

Église à Arica

L’une des différences que nous avons notée (et appréciée !) immédiatement, c’est la courtoisie des conducteurs de voiture, personne n’essaie plus de nous assassiner dès que que nous posons un pied sur la route !

Le long de la plage à Arica

A Arica, pour être honnêtes, on n’a pas fait grand chose, on s’est un peu reposés, on a beaucoup bullé, on a énormément glandouillé !

A noter tout de même :
Après 3 mois d’un manque incommensurable pour moi, nous mangeons des sushis !!! Excellents qui plus est.
Et deuxième fait important et qui rassurera la plupart de nos lecteurs j’en suis sûre, Mathieu est allé chez le barbier ! Alleluia !

Avant/après le barbier