Les terres humides de la West Coast

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Nous quittons les splendeurs du parc Abel Tasman pour nous rendre sur la côte Ouest de l’île du Sud. Cette côte est souvent appelée « Wetland » (terre humide), il y pleut environ 170 jours par an, ce que nous aurons la chance de vérifier !

Nous partons à Punakaiki qui est la porte d’entrée du parc national Papaora. Dans ce parc, nous faisons une randonnée dans le bush, le Porarori River/Punakaiki Loop qui dure à peu près 3 h. C’est le royaume de la fougère géante !

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Le saviez-vous ? La Nouvelle-Zélande devrait bientôt changer de drapeau et sûrement remplacer l’Union Jack et les étoiles de la constellation de la Croix du Sud actuels par une fougère.

Sur le retour, nous nous arrêtons aux Pancake Rocks qui se situent en face de l’entrée du parc, les rochers des falaises usés par le vent et les marées ont pris une forme de pancakes empilés, assez caractéristiques dans la région.

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Après nous être arrêtés rapidement à Hokitika, nous roulons vers le Sud jusqu’au glacier Franz Josef. Il pleut mais une éclaircie en fin d’après-midi nous permet d’aller le voir de plus près. Ce glacier est l’un des plus bas du monde, c’est-à-dire qu’il se situe pratiquement au niveau de la mer. C’est dingue qu’il y ait de la glace à une altitude aussi basse, il n’y a pas de neige à proximité, c’est assez irréel.

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Le lendemain, nous essayons d’aller voir l’autre glacier de la région, le Fox, mais il y a beaucoup trop de nuages, le glacier est complètement caché.

Tant pis, nous partons faire le tour du lac Matheson qui est réputé pour refléter les montagnes environnantes dans ses eaux très calmes. Il y a toujours beaucoup de nuages mais le spectacle reste très beau.

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Les Marlborough Sounds et le parc d’Abel Tasman

Nous arrivons en ferry de l’île du Nord à Picton, la porte d´entrée de l’île du Sud.

Les Marlborough Sounds se situent à l’extrême Nord-Est de l’île du Sud, il s’agit de sortes de bras de terre et de mer entrelacés à perte de vue. Cela constitue des paysages splendides et mystérieux, inconnus vers chez nous. La nature y est reine, on y trouve peu d’habitation.

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Nous décidons de loger à Waikawa, une toute petite ville à 2 pas de Picton, pour accéder facilement au sentier du Snout Track qui est une randonnée dans le bush au bord du Queen Charlotte Sound.

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En partant vers l’ouest, nous nous arrêtons à Karaka Point d’où on a une vue magnifique sur Queen Charlotte Sound. Ensuite, nous empruntons la Queen Charlotte Drive, une route scénique qui longe la côte.

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En chemin, nous nous arrêtons à Havelock, la capitale mondiale des moules vertes, oui mesdames et messieurs, rien que ça ! Nous dégustons un plateau énorme de moules accommodées à différentes sauces (gratinées, fumées, marinières, en beignet…). C’est délicieux !

La suite de notre trajet nous amène à Motueka, juste à côté du parc national d’Abel Tasman. Le lendemain, nous allons de Motueka à Marahau où nous attend un watertaxi. Il n’y a pas de route dans le parc, il faut donc se faire déposer en bateau pour pouvoir y accéder. Il y a plusieurs lieux de dépose qui permettent de faire des randonnées plus ou moins longues.

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Nous choisissons d’être déposés à Torrent Bay et de marcher jusqu’à l’entrée du parc, soit environ 16 km. Pendant le trajet en bateau, nous allons voir les otaries d’Adele Island.

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Ensuite, nous passons le reste de la journée à marcher à côté d’une eau turquoise. Les paysages sont vraiment superbes.

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La jolie capitale de Wellington

Après avoir quitté les terres soufrées de Rotorua, nous partons à Turangi pour checker les conditions météorologiques des prochains jours car nous voulons faire le Tongariro Alpine Crossing Track, une randonnée de 20 km passant par plusieurs volcans. Malheureusement pour nous, les conditions sont abominables : neige, vent et -15°C. Par dépit, nous abandonnons notre projet et partons plus au Sud vers Wanganui où nous avions envie d’aller au Wanganui National Park pour voir le Bridge to Nowhere, un pont construit dans les années 30 qui ne mène nulle part ! Mais la pluie incessante ce jour-là nous oblige à passer notre chemin. Nous allons quand même voir Castlecliff Beach, une plage de sable noir avant de partir pour Wellington.

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Wellington est notre dernière étape sur l’île du Nord. Avant de prendre le ferry pour l’île du Sud, nous visitons un peu la capitale néo-zélandaise, qui n’est pas bien grande.
Nous prenons le Cable Car, un train à crémaillère, qui nous emmène en haut des jardins botaniques de la ville.

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Nous redescendons la colline à pied en traversant les différentes parties des jardins, qui sont très beaux et très bien entretenus. Nous flânons dans la ville le reste de l’après-midi.

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Le 2ème jour, nous visitons le musée Te Papa. C’est un musée moderne très interactif. Il y a plusieurs parties où l’on peut découvrir l’histoire de la Nouvelle-Zélande, les traditions maories, des explications sur l’activité sismique (très forte dans ce pays), de l’art contemporain et des sciences naturelles. C’est très bien fait, nous y passons plusieurs heures !

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Enfin, le lendemain, nous prenons le ferry qui nous amène à Picton, sur l’île du Sud.

Les fumerolles de Rotorua

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Nous partons de Waitomo pour rejoindre Rotorua, qui se situe au cœur de la région volcanique de l’île du Nord. Dès notre arrivée, une forte et désagréable odeur de souffre nous indique la nature du sous-sol.

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Nous allons nous balader dans la forêt de Redwoods tirant son nom des arbres immenses la peuplant. Du sommet d’une colline, nous pouvons contempler quelques geysers en contrebas, le lac bordant la ville et les sommets enneigés du Tongariro au loin.

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Le lendemain, nous nous rendons au fameux site de Wai-O-Tapu.

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Ici la croûte terrestre est si mince que des dizaines de geysers, cratères, et autres bains de boue bouillonnants & puants sont regroupés sur quelques kilomètres carrés.

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Plus loin, nous pouvons même admirer des lagunes aux couleurs insoupçonnées (vert fluo, orange, jaune…) dues aux substances chimiques présentes dans le sol.

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C’est vraiment magnifique… mais il ne faut pas y tremper un orteil !

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En repartant, nous faisons une halte à Taupo, un peu plus au Sud, où nous allons admirer les Huka Falls. Sur le retour de notre randonnée, nous profitons d’une source chaude bien méritée en pleine nature !

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Les grottes étoilées de Waitomo

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Après avoir récupéré notre voiture à Auckland, nous nous lançons sur les routes de l’île du Nord en direction de Waitomo.
Waitomo est un tout petit bled célèbre pour ses grottes cachées un peu partout dans la vallée qui l’entoure (Waitomo Caves). Le sol de la région a été façonné par l’eau et des dizaines de grottes ont ainsi été formées.
Il y a 2 types de grottes. Celles où on peut voir des stalagtites / stalagmites et celles où on peut voir des vers luisants.

Nous partons faire un tour de 3h dans 2 grottes avec une petite agence locale.
En chemin, nous passons à côté d’une petite rivière où notre guide nous montre des anguilles énormes, il y en a beaucoup en Nouvelle-Zélande.

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Nous nous équipons d’un casque avec une lampe puis commençons par marcher dans la première grotte et découvrons quelques vers luisants. Au fond de la grotte, nous montons sur un petit bateau et naviguons sur une petite rivière souterraine dont le plafond est tapissé de vers luisants. Nous éteignons nos lampes, nos yeux s’habituent à l’obscurité, nous sommes éclairés par des millions de vers luisants, c’est plus magique que la plus belle des nuits étoilées !

Grotte de Waitomo, vers luisants

© Spellbound

A notre sortie, notre guide nous prépare un petit goûter, c’est une gentille attention, et ça nous permet de discuter un peu avec lui.
Dans la deuxième grotte, nous admirons les formations calcaires de gigantesques stalagtites et stalagmites, nous déambulons dans les allées creusées par d’anciennes rivières, découvrons ici et là des puits de lumière et des ossements de moas (ancêtres géants de l’autruche).

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© Spellbound

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Le soir, nous passons notre première nuit sous la tente dans un farmstay, une ferme où on peut camper et avoir accès à des toilettes et une douche. Le lendemain matin, la propriétaire nous emmène nourrir les animaux avec elle. Nous faisons le tour des popotes, veaux, agneaux, poules et lapins, tout le monde a sa ration

Ensuite, nous partons voir le parc aux oiseaux qui se trouve à côté de Waitomo. Nous apercevons un des 4 kiwis de la salle nocturne du parc, wouhou ! Le kiwi est l’animal emblématique de la Nouvelle-Zélande, c’est un drôle d’oiseau qui n’a pas d’aile et qui vit la nuit. Malheureusement, cet animal est en voie d’extinction, c’est quasiment impossible dans voir dans la nature. Le reste du parc n’est pas très grand mais Mathieu s’est fait un nouvel ami 😉

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Premiers pas en Nouvelle-Zélande à Auckland

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Nous nous envolons de Tahiti le 4 novembre au matin et atterrissons le 5 novembre à midi à Auckland. La journée du 4 novembre a littéralement disparu dans un trou spacio-temporel durant notre vol. Nous n’aurons pas vécu une journée de notre vie !

Auckland est la porte d’entrée de notre voyage en Nouvelle-Zélande. La ville se situe au nord de l’île du Nord. C’est la capitale économique et la plus grande ville du pays. Il y a 1,5 million d’habitants, soit un tiers de la population totale de Nouvelle-Zelande, je vous laisse imaginer à quel point la campagne est peu habitée.

Le cœur de la ville d’Auckland est concentré autour de Queen Street, un quartier très commerçant et très business, où se trouvent le terminal de ferry et la gare ferroviaire. C’est là que nous décidons de poser nos valises pour 3 jours afin de pouvoir facilement nous déplacer.

Notre première mission, comme à chaque arrivée dans une nouvelle ville, est de trouver un logement. Ce que nous avons un mal fou à faire, tous les backpackers (auberges de jeunesse) de la ville sont pleins ! C’est hallucinant ! La haute-saison a un mois d’avance cette année… C’est bien notre vaine. Nous finissons par dégoter 2 places en dortoirs et changeons de lieu pour les nuits suivantes.

Le lendemain de notre arrivée, nous nous mettons à la recherche d’un van pour notre road-trip. Nous écumons TOUS les loueurs du centre, il n’y a plus de van disponible nulle part. C’est la déprime. Nous nous rabattons sur la location d’une voiture et décidons que nous camperons sous la tente que nous avons achetée à Buenos Aires, au moins ça amortira cet achat.

Nous faisons un peu de shopping en prévision de nos nuits en camping dans le quartier de Queen Street où il y a pas mal de boutique d’outdoor.

Voilà, nous sommes prêts à partir sur les routes !

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Avant ça, nous visitons le Auckland Museum. C’est un beau musée néoclassique entouré par le parc Auckland Domain. On peut y voir une importante collection d’art maori provenant de l’ensemble de la Polynésie (Nouvelle-Zélande, Île de Pâques, Hawaï, Polynésie française, Samoa).

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Il y a également plusieurs salles dédiées aux sciences naturelles, à la vie contemporaine et aux 2 guerres mondiales.

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Si tu cherches le paradis, va en Polynésie !

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Après l’île de Pâques, nous voilà partis pour une autre destination de rêve : la Polynésie ! Je ne sais pas pourquoi mais la Polynésie a toujours fait partie des endroits qu’il fallait que je voie au moins une fois dans ma vie, d’autant plus depuis que je fais de la plongée ! Quand nous avons préparé notre itinéraire, il est donc paru évident que nous ferions un stop en Polynésie, l’occasion était trop belle et c’était sur notre route ! En plus, nous avons la chance d’être accueillis comme des rois par Sabine et sa famille, des amis de la famille de Mathieu.

Récit de 15 jours incroyables !

Nous atterrissons à Tahiti tard dans la nuit du 19 au 20 octobre. Sabine, Patricia et Sophie nous accueillent avec des colliers de fleurs ! C’est la tradition, elles sont magnifiques et sentent divinement bons.
Nous rentrons chez Sabine et Patricia, et après avoir bu un verre, nous allons tous nous coucher.
Le lendemain, Sophie nous embarque à Papeete où nous trouvons un magasin pour faire réparer mon ordinateur de plongée. En attendant, elle nous fait visiter le marché et achète plein de spécialités locales. Le soir, nous dînons ensemble avec Mickaël et Thomas.

Le lendemain, nous partons à Fakarava dans les Tuamotu.
Nous passons 5 jours sur l’atoll où notre principale activité est la plongée sous-marine.

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En tout, nous faisons 2 plongées à la Passe Sud et 4 à la Passe Nord. Ces 6 plongées sont absolument fantastiques, nous nageons dans les fameux « murs » de requins, il y en a des centaines, des gris, des pointes noires, des bordés. Nous croisons également des raies mantas, une raie aigle, des raies grises. Et c’est sans parler, des milliers de poissons multicolores qui foisonnent partout. Toutes nos plongées sont plus belles les unes que les autres !

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En dehors de la plongée, nous dégustons les spécialistes locales : poisson cru au lait de coco, mahi-mahi, sashimi et carpaccio de thon rouge, tartares en tout genre ! Nous qui adorons le poisson cru, nous nous régalons !

Après Fakarava, nous nous envolons pour Rangiroa, un autre atoll des Tuamotu, également réputé pour la plongée. Nous y restons 4 jours et faisons 4 plongées incroyables. Nous croisons encore beaucoup de requins et avons la chance de voir une requin tigre de 3-4 m, ce qui est assez rare d’après nos moniteurs de plongée. Nous croisons également des dauphins, des raies et des poissons tropicaux évidemment ! Je fête ma 100e plongée à Rangiroa, et je dois dire que ces 10 dernières plongées sont les plus belles de toute ma vie.

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Après Rangi, nous rentrons à Tahiti, Sophie vient nous chercher et nous fait visiter TNTV, la télé locale, où elle travaille. Le soir, nous dînons et dormons chez Sophie et Micka. Le lendemain, ils nous emmènent faire le tour de l’île, nous nous arrêtons à plusieurs points de vue, nous découvrons le Trou du Souffleur, les plages de sable noir et le jardin botanique.

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Nous partons ensuite tous les 4 à Moorea, l’île qui se trouve en face de Tahiti. Nous prenons le ferry et faisons le tour de l’île. Nous prenons la route des ananas, allons voir un marae (site cérémoniel) et grimpons jusqu’au mirador qui permet d’admirer les 2 célèbres baies de l’île. L’après-midi, nous glandons sur la plage.

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Le lendemain, après un dernier plouf dans le lagon, nous reprenons le ferry et rentrons à Tahiti chez Sabine et Patricia.

Le dernier jour, Sabine nous emmène à Papeete où nous m’achetons une paire de boucles d’oreilles en perles 🙂 Nous faisons quelques courses et rentrons dîner une dernière fois tous ensemble avant de partir pour la Nouvelle-Zélande.
Nous avons adoré la Polynésie, les îles et les atolls sont d’une beauté à couper le souffle, les plongées sont extraordinaires et les gens sont hyper sympas.

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Un énorme MERCI à Sabine, Patricia, Sophie et Mickaël pour nous avoir accueillis et chouchoutés pendant tout notre séjour.

Fantastique île de Pâques

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Nous avons quitté Santiago tout excités à l’idée de découvrir l’île la plus isolée au monde. 3500 km la séparent du Chili, 4000 de la Polynésie française. L’histoire mystérieuse de Rapa Nui (le nom polynésien de l’île de Pâques) nous fascine, l’origine de ses habitants, les secrets des grands moais et le destin tragique de cette île perdue…

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Lorsque nous arrivons sur l’île, l’origine polynésienne des habitants est indéniable : nous sommes accueillis avec des colliers de fleurs, le langage Rapa Nui est similaire aux autres langues du Pacifique et les habitants sont costauds et tatoués. Selon certains historiens et d’anciennes légendes, les premiers habitant seraient arrivés en pirogue des Australes ou des Marquises.

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D’après d’autres recherches, il semblerait que les tout premiers habitants soient originaires d’Amérique du Sud. Cette théorie est appuyée par la découverte d’ossements au morphotype andin, à la maîtrise de la taille de pierre comparable à ce que nous avons pu voir en Bolivie et au Pérou et à certains mythes parlant de montagnes enneigées et d’une mer froide et agitée où croisent des baleines…

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Dès le lendemain de notre arrivée, nous partons à la découverte des environs. Au sud de l’île, à quelques kilomètres de l’unique ville d’Hanga Roa, se trouve le cratère Rano Kau. L’histoire volcanique est visible partout, de nombreux anciens volcans parsèment le paysage très vert et la roche noire déchirée se jette dans une mer d’un bleu profond. Le cratère circulaire parfait laisse découvrir en son fond un marécage à la flore endémique exceptionnelle. C’était aussi pour les premiers habitants, la seule source d’eau douce accessible.

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Sur son coté, se trouve l’ancien village cérémoniel d’Orongo. Les maisons de pierre étaient construites en forme de bateaux retournés et orientés en fonction du vent terrible qui souffle ici. Les cultures étaient faites dans des cercles de pierre afin de les abriter.

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Enfin, on remarque de nombreux pétroglyphes de représentations animales et imaginaires dont le fameux Homme Oiseau.

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Par la suite nous feront le tour de l’île plusieurs fois afin de découvrir tous les sites intéressants. Notre première épopée en scooter nous mèneras aux Ahu (plate forme en pierre ou étaient posés les Moai) et leurs Moai renversés suites aux révoltes.

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Nous visitons le site de Rano Raraku (aussi appelé « l’usine à moai ») où les moais étaient fabriqués. C’est ici que se trouve la plus grande concentration de moais de l’île. On y trouve aussi le plus grand qui mesure près de 20m de haut.

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Si vous observez bien les photos, vous pourrez voir certaines statues en construction au cœur même de la roche. Le mystère demeure quant aux techniques de fabrication ainsi qu’au déplacement des statues. Toutes sortes de théorie existent, de la plus cartésienne à la plus ésotérique !

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Un peu plus loin se trouve l’un des sites les plus impressionnants de l’île, l’Ahu Tongariki où sont alignés 15 moais de belle taille, dos à la mer.

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Lors d’une autre journée d’exploration, nous découvrons la plage d’Anakena au nord. C’est sur cette unique plage de l’île que la plupart des explorateurs ont accosté. Ceci en fait un lieu mythique.

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Plusieurs ahus (plateformes sacrées) s’y trouvent et les moais présents ici sont les plus beaux qu’il nous a été donnés de voir. D’autres sites intéressants se trouvent à proximité dont notamment Papa Vaka, les plus grands pétroglyphes de l’île dédiés à la mer.

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Enfin lors d’une dernière sortie, nous sommes partis voir l’Ahu Akivi dont la particularité est que ses moais regardent vers la mer, tous les autres sont dos à la mer. Nous poursuivons par la visite de grottes volcaniques et d’autres ahus et villages historiques.

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Nous consacrons une demi-journée de notre séjour à faire de la plongée. L’architecture du site et la visibilité sont extraordinaires, en revanche la mer (assez froide) est pauvre en poissons… Nous nous rattraperons bientôt en Polynésie 🙂

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Enfin, nous sommes allés plusieurs fois à Ahu Tahai, au cœur du village, observer des couchers de soleils magnifiques !

Santiago, une capitale nichée au milieu des Andes

Santiago, Cerro San Cristobal

Nous nous envolons de Buenos Aires pour rejoindre Santiago que nous n’avons pas visité lors de notre séjour au Chili. C’est de Santiago que nous envolerons pour l’Ile de Pâques 3 jours plus tard.

En arrivant, nous prenons le bus de l’aéroport qui nous mène au quartier Brasil où nous avons trouvé une auberge de jeunesse sur Internet. Nous ne sommes pas déçus, elle est située à deux pas du centre et nous y rencontrons plein de gens sympas. Le soir, nous faisons le tour du quartier et allons manger dans un des nombreux restaurants.

 

Santiago, Plaza de Armas

Le deuxième jour, nous visitons le Centro en commençant par le Palacio de la Moneda qui est le palais présidentiel. Dessous se trouve le Centro cultural Palacio la Moneda mais malheureusement nous n’avons pas vu grand chose car ils préparaient l’ouverture d’une nouvelle exposition sur les samouraïs qui aurait lieu 2 jours plus tard.
Nous passons dans le Barrio Civico où se situent les différentes instances de la ville dont le tribunal. Les édifices sont assez austères mais ont une belle architecture.

Santiago, Plaza de Armas
Nous allons ensuite à la Plaza de Armas qui est le cœur de la ville et qui est entourée de magnifiques bâtiments coloniaux.

Santiago
A l’heure du déjeuner, nous déambulons dans les allées du Mercado Central, le fameux marché aux poissons de Santiago où nous mangeons une spécialité locale délicieuse, une paila marina, sorte de pot au feu de la mer. Miam !

Santiago, le marché de poissons
L’après-midi, nous continuons à explorer les autres quartiers et notamment Bellas Artes où se concentrent les musées d’art de la ville.
Le soir, nous allons prendre un verre avec Agnès dans le quartier qui regroupe les bars les plus sympas de la ville à Bellavista.

Santiago, Cerro San Cristobal

Le lendemain, nous grimpons en haut du Cerro San Cristobal, une des collines de Santiago qui offre une vue belle panoramique sur la ville et au sommet de laquelle on trouve une grande statue de la vierge, ce qui nous fait penser au Christ rédempteur de Rio mais en beaucoup plus petit !

Nous avons bien aimé Santiago même si notre séjour a été de courte durée. Les monts enneigés des Andes en toile de fond lui confère une aura différente des autres grandes villes.

Comment survivre financièrement quand on voyage en Argentine ?

Argent

Lors de notre premier passage au nord de l’Argentine, nous avions été terriblement surpris par les prix et l’inflation. Par rapport à notre guide de voyage de l’année précédente, tous les tarifs étaient à multiplier par deux voire trois. Autant dire que ces deux premières semaines ont été une période de vaches maigres. A nous les hostels miteux hors de prix et les sandwichs sans sauce à tous les repas…

L’Argentine subit une crise financière terrible depuis quelques années, un peu comme la Grèce actuellement. Pour palier à son insolvabilité, la banque centrale argentine imprime des pesos à pleins tubes. Cette politique dévalue la monnaie dramatiquement et provoque une flambée des prix sans précédent.

Nous étions très inquiets pour notre retour dans le sud du pays, d’autant plus que cette région est connue pour être beaucoup plus chère que le nord… Mais ça c’était avant ! En effet, nous avons pu échanger avec plusieurs voyageurs et locaux qui nous ont révélé leurs secrets pour améliorer leur train de vie !

Le Blue Market
Vous rêvez d’augmenter votre taux de change de 60% ? En Argentine, c’est possible ! Le taux de change officiel du peso argentin est régi par la banque centrale. Autant dire que celui-ci ne représente pas du tout la réalité économique. Si vous changez de l’argent dans un bureau officiel ou retirez avec votre carte bancaire au distributeur, vous obtiendrez environ 1 euro pour 10 pesos. Entrez en Argentine avec des dollars ou des euros, allez les changer au Blue Market (comprenez au marché noir…) et vous en obtiendrez 16 ! Ça change la vie ! Dans chaque ville, il suffit de repérer les personnes vous proposant de faire du change dans la rue et d’opérer avec eux. C’est un peu bizarre au début, mais ça marche ! Pour obtenir le meilleur taux possible, n’hésitez pas à faire jouer la concurrence, négociez, et changez de préférence des gros billets.
Si vous vous retrouvez à cours de devises, pas de panique. Il existe d’autres solutions pour obtenir le fameux taux de change. Des sites internet vous proposent de réaliser un paiement en ligne en euros et d’aller récupérer instantanément cette somme en pesos « Blue » dans une agence de transfert d’argent. Pour citer deux sites testés et approuvés : smallworldfs.com et azimo.com (ces sites marchent principalement pour les pays européens). C’est magique ! Attention, les lieux de retraits sont limités aux moyennes et grandes villes et ne fonctionnent pas le dimanche.

La négociation
C’est une habitude que nous n’avons guère en France mais qui a toute sa place ici. Cela ne demande pas grand effort et permet des économies la plupart du temps. Maintenant que vous êtes riches de pesos en liquide, demandez systématiquement un discount pour paiement en cash et sans facture… Cela marche avec pratiquement toutes les dépenses importantes : logements, transports, magasins (hors supermarchés), agences touristiques et de voyage… Vous pouvez compter sur un rabais de 10% minimum.
Enfin, une dernière petite astuce si vous voyagez en bus. Vous trouverez comme nous que les prix sont absolument indécents par rapport aux pays voisins. Avant de demander votre réduction pour paiement en espèces, demandez s’il n’existe pas une promotion sur le trajet voulu. En vous y prenant un peu à l’avance, vous pouvez facilement avoir la première classe (cama) au prix de la seconde (semi-cama) ou obtenir un rabais substantiel. Enfin, et cela s’applique pour tout lorsqu’on voyage au long cours, faites jouer la concurrence systématiquement !

Bon voyage !